Madagascar : Nicolas Sarkozy en faveur d'élections rapides et crédibles

Alors qu'Andry Rajoelina a annoncé à la mi-mai qu'il ne se présentera finalement pas aux élections présidentielles, Nicolas Sarkozy a indiqué dans une interview publiée hier par l'hebdomadaire Les Afriques, que "ce n'est certainement pas à nous de dire qui devrait ou ne devrait pas exercer le pouvoir à Madagascar", mais que la France "soutiendra toute solution qui ferait l'objet d'un accord entre Malgaches".
"Mon sentiment, aujourd'hui, est que cette crise n'a que trop duré" a t-il d'abord déclaré. "Il est vraiment temps de parvenir à l'organisation rapide d'élections crédibles qui permettront de restaurer l'ordre constitutionnel à Madagascar" . Pour l'heure, l'organisation de nouvelles élections présidentielles est prévues le 17 novembre 2010.
Cette déclaration tombe trois jours avant le sommet France-Afrique où une quarantaine de chef d'Etat seront présents. Madagascar ne devait pas être invitée, mais "on s'oriente vers une invitation", indiquait une source diplomatique française en début de semaine.
Le président de l'Etat français dément par ailleurs toute divergence entre la France et les médiateurs de la crise constitutionnelle dans la Grande Ile, que ce soient ceux de l'Union africaine ou de la SDAC (Communauté pour le développement de l'Afrique australe).
La crise politique dure depuis mars 2009 et fait suite au putsch de l'ancien maire d'Antananarivo Andry Rajoelina, l'actuel homme fort de la Grande Ile qui a été soutenu par l'armée. Cette dernière avait exigé la démission de l'ancien président Marc Ravalomanana. Depuis, la Communauté internationale a réduit son soutien financier, considérant que la prise de pouvoir s'est faite par un coup d'état.


