Les syndicats obtiennent le report des contrôle inopinés d'alcoolémie chez les policiers...

Traditionnellement, les automobilistes contrôlés par des policiers ou des gendarmes pour vérifier leur taux d'alcoolémie font courir la rumeur que souvent les représentants des forces de l'ordre mériteraient plus qu'eux d'être contrôlés, au vu de leur haleine. Une réaction la plupart du temps injustifiée, mais qui a la vie dure.
Les choses auraient pu en rester là mais voilà qu'un article de TF1 vient relancer le débat. On y apprend qu'il existait un projet d'arrêté souhaitant instaurer des contrôles inopinés d'alcool et d'usage de stupéfiants dans la police et que celui-ci a été "reporté" afin de "permettre la consultation et la concertation des syndicats" de police et "des médecins de prévention" car il avait provoqué la colère de certains syndicats de policiers.
Cet arrêté prévoyait notamment d'instaurer un "seuil minimum" d'alcoolémie à 0,10 g par litre d'air expiré, taux auquel sont soumis les chauffeurs de bus.
"On n'est pas contre le fait que l'on puisse être contrôlé, il est évident qu'on ne peut ni être ivre ni être drogué en service. Mais il n'y a pas de problème particulier d'usage de stupéfiants et d'alcool dans la police, c'est stigmatisant vis a à vis des policiers", avait pointé Nicolas Comte secrétaire général adjoint et porte-parole d'Unité-SGP police (1er syndicat des gardiens de la paix) dans l'article de TF1.
Que leurs raisons soient bonnes ou non, il est à craindre que les syndicats de policiers n'aient pas suffisamment pris conscience de l'effet désastreux en terme d'image qu'une telle annonce peut avoir sur les citoyens...


