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Le ralé-poussé entre policiers municipaux de Saint-Louis se termine devant le juge

Le conflit entre deux camps au sein de la police municipale de Saint-Louis s’est retrouvé ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Saint-Pierre. Le 11 décembre 2019, en plein repas de fin d’année organisé dans un restaurant, les policiers en sont venus aux mains.
Ecrit par zinfos974 – le jeudi 29 octobre 2020 à 19H17

La scission entre les agents de la police municipale remonte à l’arrivée d’un nouveau chef. Certains sont restés avec lui rue Lambert tandis que d’autres ont suivi le chef dans leurs anciens locaux rue Saint-Louis.

La tension a atteint son paroxysme l'année dernière alors qu’un repas est organisé pour la fin d’année par le groupe de la rue Lambert. Un repas au restaurant Cap Méchant de Saint-Pierre pour lequel le camp adverse n’est pas convié mais auquel il se rend tout de même...

Les agents du camp "rue Saint-Louis" arrive comme un cheveu sur la soupe au moment du dessert et cela sans même que le chef de service ne vienne les saluer. L’ambiance se tend encore davantage quand deux agents se croisent au buffet. Le ralé-poussé se termine à l’extérieur du restaurant. Un des agents du clan "rue Saint-Louis", Denis, est alors sorti avec son assiette à salade. Dans la bagarre, son assiette lui aurait échappé des mains pour atterrir sur le visage d’un de ses collègues du clan "rue Lambert", venu calmer la situation. C’est en tout cas la version qu’a défendue Denis ce jeudi à la barre. 
 
"Le jet d’assiette à salade est bien volontaire"

Résultat pour le collègue : une plaie à l’arcade et au menton. Ce dernier a évidemment une autre version de la scène. Denis était rouge de colère ce jour-là et s’en est déjà pris à lui mais aussi à d’autres collègues par le passé. "Cette scène est consécutive de l’ambiance délétère qui règne à la police municipale de Saint-Louis", analyse-t-il. Aujourd'hui les tensions se seraient un peu détendues mais les résultats de l'enquête interne se feraient toujours attendre. 
 
Des "échauffourées banales", si elles n’avaient pas été commises par des policiers municipaux certes hors service et dans un lieu privé mais "tenus à des obligations au-dessus de la moyenne", fait valoir Me Djalil Gangate. Le conseil de l’agent blessé dans la bagarre demande ainsi 2000 euros de dommages et intérêts. 
 
Pour la représentante de la société, la vice-procureur Marie Simbille, l’histoire contée par le policier municipal apparaît également difficile à croire. "Le jet d’assiette à salade est bien volontaire". "Alcool, tensions, insultes…les différends personnels ne justifient pas ce genre de geste". Elle requiert 4 mois de sursis, 500 euros d’amende et l’interdiction de porter une arme durant 3 ans.

Ses réquisitions ont été suivies par la présidente du tribunal, Juliane Pinsard. Denis devra également verser à la victime 800 euros au titre du préjudice moral et 500 euros pour les frais d’avocat.

 

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