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Le père trop tactile avec sa fille envoyait aussi des messages d'amour à une adolescente

Décrit comme un vieux macho égocentrique par son propre avocat, un homme de 56 ans qui sexualise toutes ses relations avec les femmes a été condamné ce jeudi matin à 2 ans de prison ferme par la cour d'appel à qui il avait demandé de le rejuger.
Ecrit par Isabelle Serre – le jeudi 22 décembre 2022 à 17H13

En défense, l'avocat du prévenu avait reconnu un comportement de "vieux macho égocentrique" de la part de son client et avait cependant plaidé une peine adaptée à "un chef d'entreprise qui emploie 26 personnes, qui fait une thérapie et apprend ce qu'est l'empathie". 

La partie accusatrice avait insisté sur le fait que le mis en cause sexualisait toutes ses relations avec les femmes quel que soit leur âge. 4 ans de prison dont un avec sursis probatoire et une incarcération immédiate avait été requis par le parquet général ainsi qu'une inscription au fichier des délinquants sexuels.

Le 27 octobre dernier, Jean J. était dans le prétoire de la cour d'appel pour contester la condamnation à 3 ans de prison ferme prononcée par le tribunal de Saint-Pierre pour agression sexuelle. Le quinquagénaire s'était vu reprocher d'avoir caressé la poitrine d'une jeune métropolitaine de 13 ans venue passer les fêtes de fin d'année chez la compagne de l'intéressé et d'avoir exhibé son sexe.

Jean J. avait expliqué à la cour qu'il voulait ainsi aider l'adolescente à prendre confiance en elle car "elle se trouvait grosse et moche". Mais au retour de son passage à La Réunion, la malheureuse avait reçu quantité de messages d'amour, à tel point qu'elle avait perdu l'appétit lorsque Jean J. lui avait annoncé qu'il allait venir lui rendre visite. Une plainte avait été déposée par la mère de l'infortunée.

Au cours de l'enquête, la fille de Jean J., apprenant qu'il était mis en cause dans une affaire sexuelle, avait trouvé le courage de porter plainte à son tour pour des attouchements remontant à l'époque où elle avait 6 ou 7 ans. Une vengeance selon le prévenu qui a promis à la cour n'avoir eu "aucune arrière pensée sexuelle avec sa fille" et n'avoir eu que des "gestes de père aimant".

Décidément trop tactile, Jean J. avait enfin été accusé par une de ses clientes sexagénaire d'avoir tenté de lui toucher les seins et de l'embrasser alors qu'il venait lui rendre visite dans le cadre de travaux d'aménagement qu'il effectuait chez elle. Lors d'une ultime visite de chantier, il avait réussi à passer sa main sous ses vêtements. 

Pour l'ensemble de ces faits, la cour d'appel a condamné le prévenu à 4 ans de prison dont 2 avec sursis probatoire. Il devra suivre des soins, indemniser les trois victimes et ne jamais plus entrer en contact avec elles.

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