Le patrouilleur Auguste Técher officiellement intégré à la Marine nationale

Arrivé à La Réunion fin août, le patrouilleur outre-mer Auguste Técher vient d’être admis au service actif. Il renforcera la présence navale française dans le sud de l’océan Indien.
Construit à Saint-Malo par les chantiers Socarenam, puis armé à Boulogne-sur-Mer, le Auguste Técher vient officiellement d’intégrer les rangs de la Marine nationale. Troisième unité de la série des patrouilleurs outre-mer de classe Félix Éboué, le navire a été admis au service actif par l’amiral Nicolas Vaujour, chef d’état-major de la Marine, selon un communiqué publié ce 20 octobre par le ministère des Armées.
Le bâtiment avait appareillé de Brest durant l’été pour rejoindre son port d’attache, à Port-des-Galets, où il est arrivé le 25 août, après plusieurs semaines d’essais en mer au large de la Bretagne. Son transit vers l’océan Indien, ponctué par une escale en Afrique du Sud et un premier passage de la ligne de l’Équateur, a permis de tester ses performances dans des conditions de navigation exigeantes.
L’Auguste Técher vient compléter le dispositif naval des Forces armées de la zone sud de l’océan Indien. Sa mission : surveiller les vastes espaces maritimes français, lutter contre les trafics, protéger la pêche et participer aux opérations de secours et d’assistance humanitaire. Avec ce renfort, la Marine dispose à nouveau de deux patrouilleurs dans la région, le Malin assurant encore le service en attendant l’arrivée du Félix Éboué prévue en 2026.
#LaRéunion | Le 3ᵉ POM de la classe Félix Éboué, l’Auguste Techer admis au service actif ! ⚓
🔹 Missions : surveillance, lutte contre les trafics, secours en mer.
🔹 Innovation : mini drone (SMDM) + rayon d’action doublé. pic.twitter.com/Cb9hev887P— Marine nationale (@MarineNationale) October 20, 2025
Le dispositif maritime s’appuie également sur les frégates de surveillance Nivôse et Floréal, ainsi que sur le bâtiment de soutien et d’assistance Champlain, chargés d’intervenir dans une zone économique exclusive de plus de 2,8 millions de km².
Long de près de 80 mètres pour un déplacement d’environ 1 300 tonnes, le Auguste Técher embarque une trentaine de marins. Il est équipé d’un système de gestion de combat Lyncea, d’un radar Kelvin Hugues SharpEye et de moyens de communication satellitaire. Côté armement, il dispose d’un canon téléopéré de 20 mm et de quatre mitrailleuses. Le navire peut également mettre en œuvre un drone aérien à décollage vertical et trois embarcations rapides. Son autonomie en mer est environ deux fois supérieure à celle des anciens patrouilleurs P400, retirés du service en 2011.
Le ministère des Armées prévoit par ailleurs de moderniser les deux premiers bâtiments de la série, Auguste Bénébig et Teriieroo a Teriierooiterai, afin d’y intégrer les évolutions techniques introduites sur les nouvelles unités de la flotte.


