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Le maintien à vie dans le logement social, un "non-sujet" pour l'Armos

Ecrit par J.D – le mercredi 26 mars 2025 à 06H35

Pour Denis Chidaine, délégué de l'Armos, la faible proportion de ménages réunionnais dépassant les plafonds de ressources ne justifie pas de remettre en cause la stabilité des locataires dans le parc social.

Le principe du maintien à vie dans un logement social ne constitue pas, selon Denis Chidaine, délégué de l'Association régionale des maîtres d'ouvrage sociaux et aménageurs de l'Océan Indien (Armos), un enjeu majeur à La Réunion. "C'est plutôt un non-sujet en termes de levier", affirme-t-il, chiffres à l'appui.

Si les locataires de logements sociaux bénéficient d'un bail à reconduction tacite, les bailleurs ne peuvent récupérer ces logements que dans des situations très particulières, notamment en cas de dépassement des plafonds de ressources pendant deux années consécutives. "Mais ce sont des situations extrêmement rares à La Réunion".

Un peu moins de 900 locataires paient un supplément de loyer

Ce dispositif, connu sous le nom de Supplément de Loyer de Solidarité (SLS), reste cependant très marginal dans l'île. "Seulement 1% des locataires sont concernés", précise Denis Chidaine. À La Réunion, sur les 84.000 logements sociaux que compte le parc des bailleurs, seuls 861 ménages sont actuellement soumis au SLS. Actuellement, le dispositif du SLS ne s'applique qu'à une partie spécifique du parc social, excluant notamment les logements situés en Quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) et en zones de renouvellement urbain (NPRU), soit près de la moitié du parc réunionnais. Par contre, la loi débattue en ce moment à l'Assemblée nationale pourrait revoir les contours de ce dispositif. "Même si ce chiffre doublait et atteignait 2%, cela resterait insignifiant par rapport aux besoins en logement", estime le délégué de l'Armos.

Il faut construire davantage de logements

De plus, le profil des locataires dans le parc social, "aux revenus généralement modestes" et percevant des allocations logement, sont automatiquement exclus de l'enquête annuelle sur les ressources, "ce qui est plutôt logique", souligne Denis Chidaine,

Pour le délégué de l'Armos, le véritable levier pour favoriser la mobilité dans le parc social passe avant tout par la construction de nouveaux logements. "La rotation s’accélérera au moment où l’on construira davantage de logements neufs", insiste-t-il. "Nous attendons une vraie mobilisation des acteurs, notamment des communes et de l’État. Tant que les collectivités ne s’engageront pas davantage dans la construction, les solutions resteront limitées."

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Etiquettes : Logement social

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