Le Département et ses partenaires font front commun contre les violences intrafamiliales envers les enfants

Face à des statistiques alarmantes, révélant que la moitié des 11.208 victimes de violences intrafamiliales en 2022 étaient des enfants, le Conseil départemental a inscrit la lutte contre ces violences comme une priorité majeure de son plan de mandature 2021-2028. L'objectif est de mettre en place une stratégie efficace en faveur des enfants exposés à de telles situations, avec le soutien de ses différents partenaires (l'État, la Procureure Générale de la Cour d'appel, le premier Président de la Cour d'appel, la Caisse d'Allocation familiales, l'Agence régionale de santé et le rectorat) ainsi que des associations.
Historiquement centrées sur les violences conjugales, ces nouvelles mesures visent à renforcer la détection précoce des enfants victimes de violences intrafamiliales. Le plan définit cinq axes stratégiques, incluant le repérage précoce, la prise en charge sociale, sanitaire et juridique, la promotion d'une culture commune de prévention, un plan de communication, et une gouvernance partagée.
"On n'est plus sur des paroles qui s'envolent"
"Les budgets sont déjà mobilisés, donc il ne s'agit pas pour moi de problème de budget, de financement", indique Cyrille Melchior. Pour le président de la collectivité départementale, "c'est d'abord un problème de politique publique, de coordination des politiques publiques, de mise en commun de nos efforts et de nos moyens". "Mais il y a aussi à travailler sur le renforcement des mesures éducatives, des mesures liées à la parentalité. Rappelez aux parents quels sont leurs rôles dans l'éducation des enfants. L'éducation nationale ne peut pas tout faire. Donc la famille a son rôle en la matière et nous devons accompagner les familles, surtout celles et ceux qui rencontrent des problèmes au quotidien, pour les accompagner, pour que leurs enfants puissent s'épanouir", ajoute Cyrille Melchior.
Présidente de l'association "Écoute-Moi, Protège-Moi, Aide-Moi" (EPA), Jessy Yong-Peng salue la signature de ce plan. "On n'est plus sur des paroles qui s'envolent, là, on a des écrits et en général les écrits restent", indique la responsable associative, qui félicite l'ensemble des partenaires présents qui parleront désormais "d'une même voix". "On l'a bien senti dans l'hémicycle, il y a une volonté forte de travailler, de collaborer tous ensemble, de se mettre autour des tables très régulièrement, et ensuite après, à prendre à vivre ensemble, à travailler ensemble, à collaborer, à prendre des décisions ensemble, à travailler des projets ensemble, et on l'a vu, à se former ensemble", confie-t-elle. Autre motif de satisfaction pour Jessy Yong-Peng, la présence des institutions judiciaires (représentée par la Cour d'appel et la Procureure de la République). "C'est important de montrer que ça peut aller au bout", insiste-t-elle.




