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Sainte-Rose : 70 ans après, Yvette et Roger vont se redire oui

Ecrit par P.M. – le samedi 27 juin 2026 à 08H38
Avant de se retrouver ce matin à la mairie, c'est dans leur case de la Rivière-de-L'Est que la famille s'est réunie ce vendredi en présence du maire, Michel Vergoz.

Mariés en 1956 à Sainte-Anne, Yvette et Roger Péribé célèbrent ce samedi leurs noces de platine. Entourés d'une famille aujourd'hui forte de douze enfants, trente petits-enfants et trente-et-un arrière-petits-enfants, ils vont renouveler leurs vœux à la mairie de Sainte-Rose.

C'était le 25 juin 1956, à Sainte-Anne. Deux jeunes amoureux se disaient oui pour la vie. Elle allait avoir 16 ans, lui en avait 22.

Une autre époque. C'est par courrier que Roger avait demandé la main d'Yvette à son père. Le couple s'était rencontré lors d'une fête de la paroisse. Ils n'allaient plus se quitter.

En se mariant, ils s'étaient promis de rester ensemble pour la vie. Loin d'être de simples paroles en l'air. Soixante-dix ans plus tard, Yvette et Roger vont se redire oui, ce samedi matin, à la mairie de Sainte-Rose.

Le maire a remis un diplôme au couple pour leurs noces de platine.

Une famille qui s'est agrandie au fil des décennies

La cérémonie revêt une dimension particulière puisqu'elle se déroule dans la commune d'origine de Roger, aujourd'hui âgé de 92 ans et natif du Petit-Brûlé. Yvette, elle, est originaire de Sainte-Anne.

Le jeune couple s'était d'abord installé dans le quartier de Petit-Brûlé, d'où est originaire Roger, avant de rejoindre le quartier de La Rivière-de-l'Est, où il réside toujours.

Il y a 70 ans, les deux époux n'imaginaient sans doute pas se retrouver de nouveau un jour devant le maire, entourés de leurs 12 enfants, 30 petits-enfants et 31 arrière-petits-enfants.

De rares noces de platine qui viennent couronner une vie bâtie autour du travail, de la famille et de la transmission.

Yvette et Roger, alors jeunes fiancés.

Une vie consacrée à la terre

Très tôt, Roger a travaillé dans l'agriculture. D'abord comme ouvrier agricole pour le compte de l'ancienne usine de Beaufonds. À l'époque, un camion venait récupérer les travailleurs à Sainte-Rose dès 2 heures du matin. Les ouvriers partaient dans les champs de canne et ne rentraient souvent qu'en début de soirée, parfois vers 19 heures. Il arrivait même qu'ils devaient patienter davantage lorsque le véhicule tombait en panne.

Après plusieurs années comme journalier agricole, Roger devient colon avant d'acquérir sa propre exploitation. Tout au long de sa vie professionnelle, il reste profondément attaché à l'agriculture.

À la canne d'abord, mais aussi à la vanille, qui occupe une place particulière dans l'histoire familiale.

Yvette participait à la fécondation des fleurs de vanille tandis que son époux s'est fortement investi dans la filière. Il a notamment été administrateur de la coopérative des planteurs de vanille de La Réunion, dont il a accompagné le développement.

C'est par courrier que Roger avait demandé la main d'Yvette à son père. Le couple s'est ensuite marié le 25 juin 1956 à Sainte-Anne.

De père en fils, l'héritage de la vanille

Un engagement qui a suscité des vocations. Dans les pas de son père, l'un de ses fils, Jimmy Péribé, bien connu dans le monde agricole réunionnais, dirige aujourd'hui la coopérative de Bras-Panon et figure parmi les meilleurs spécialistes de la vanille.

Lire aussi : Vanille : la coopérative de Bras-Panon franchit un (nouveau) cap dans l’innovation

Également adjoint au maire de Sainte-Rose, réélu sur la liste de Michel Vergoz, il assistera ce matin au renouvellement des vœux de ses parents, entouré de toute sa famille. Une fierté pour lui et toute sa famille.

Parallèlement à son activité agricole, Roger a exercé différents métiers d'ouvrier, notamment dans la maçonnerie et sur les chantiers routiers. Il fait partie de ceux qui ont contribué à construire le Sainte-Rose d'aujourd'hui.

Il a notamment participé à la réalisation du chemin Touzet.

Yvette et Roger Péribé sont aujourd'hui à la tête d'une grande famille composée de 12 enfants, 30 petits-enfants et 31 arrière-petits-enfants.

« Un exemple » pour les jeunes générations, le "respect" comme fil conducteur

Vendredi, le maire Michel Vergoz est venu saluer le couple à son domicile de La Rivière-de-l'Est. L'élu a rendu hommage à celui qu'il qualifie de « fanal » de la commune et voit dans le couple un exemple pour les jeunes générations.

« C'est avec des gens comme vous que la fierté réunionnaise se construit. Ne gaspillez pas cela, travaillez toujours la mémoire », a déclaré le maire.

L'occasion également de remettre aux époux un diplôme marquant leurs noces de platine.

« Unis le vendredi 25 juin 1956 à Sainte-Anne, Monsieur et Madame Péribé témoignent d'un engagement durable et des valeurs familiales qu'ils ont su faire vivre et transmettre tout au long de leur vie commune », souligne la commune de Sainte-Rose.

Une belle façon de résumer sept décennies de vie commune. Quant au secret de cette longévité, Roger n'hésite pas : « Le respect. »

Vive les mariés !

Etiquettes : mariage | PU1 | Sainte-Rose

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