La Martinique déclare un cas importé de chikungunya de La Réunion

Un premier cas de chikungunya a été détecté en Martinique. Le patient provient de La Réunion.
Un cas importé de chikungunya a été confirmé en Martinique, a annoncé ce vendredi 4 avril l’Agence régionale de santé (ARS) de Martinique. Le patient, originaire de La Réunion, a séjourné sur l’île durant la seconde moitié du mois de mars. Présentant des symptômes évocateurs de la maladie, il a été pris en charge par les services médicaux.
Cette annonce intervient alors que La Réunion fait face au chikungunya depuis des mois et où le pic épidémique est attendu pour la mi-avril 2025. Face à l’ampleur de la situation, le CHU de La Réunion a activé ce vendredi 5 avril le plan blanc qui permet de déprogrammer certaines interventions moins urgentes et de rappeler du personnel en congé pour faire face à l’afflux de patients.
En Martinique, les autorités sanitaires n’ont pas tardé à réagir. L’ARS, Santé publique France, la collectivité territoriale et la municipalité où a séjourné ce vacanciers réunionnais ont déployé des mesures de prévention pour limiter tout risque de propagation du virus. Parmi les actions engagées : la recherche et l’élimination des gîtes larvaires, des traitements ciblés contre les moustiques adultes ainsi que des opérations de sensibilisation dans le quartier où le cas a été identifié.
La Martinique fait déjà face à la dengue
Transmis principalement par les piqûres de moustiques femelles du genre Aedes — notamment Aedes aegypti en Martinique —, le chikungunya provoque fièvre, douleurs articulaires et fatigue. Ce même moustique est également vecteur de la dengue et du virus Zika.
Autre fléau qui touche la Martinique, un regain de cas de dengue a été observé sur l’île. Selon Santé publique France, 160 cas cliniques évocateurs ont été recensés entre le 24 et le 30 mars, contre 45 la semaine précédente. Pour l’heure, les autorités parlent toutefois de cas "sporadiques".


