La Déclaration de Djibouti sur la sécurité et la sûreté régionale adoptée

La réunion ministérielle a ainsi décidé l’élaboration d’une nouvelle stratégie sur la sécurité et la sûreté maritime en AfOA-OI en ligne avec la Stratégie maritime intégrée à l’horizon 2050 de l’Union africaine et la Charte de l’Union africaine sur le transport maritime, entre autres. Cette nouvelle stratégie régionale devra suivre les orientations prioritaires fixées par les ministres et hauts officiers, à savoir :
- Consolidation des régulations et de la gouvernance maritimes;
- Promotion de la sécurité et sûreté maritime et amélioration des contrôles financiers et des procédures judiciaires dans le domaine ;
- Promotion de l’économie bleue et développement des infrastructures maritimes ;
- Développement des ressources humaines et techniques dans le domaine maritime;
- Protection de l’environnement marin et gestion durable des ressources.
A cet égard, la réunion ministérielle a appelé les partenaires régionaux et internationaux à soutenir la mise en place, sous l’égide de la COI dans le cadre du programme MASE, du mécanisme régional de surveillance maritime qui prendra appui sur le Centre régional de fusion de l’information maritime à Madagascar et le Centre régional de coordination opérationnelle aux Seychelles. Ces deux Centres, aux missions interdépendantes, participent à la création d’une architecture de sécurité maritime pour l’ensemble de l’AfOA-OI.
Cette réunion ministérielle a permis de franchir une étape décisive dans la mise en œuvre des volets du programme MASE mis en œuvre par la COI en ce qu’il s’agit du renforcement des capacités maritimes régionales.
La réunion ministérielle de Djibouti a vu la participation des ministres et hauts représentants des Comores, de Djibouti, de l’Ethiopie, du Kenya, de Madagascar, des Seychelles et du Gouvernement fédéral de la Somalie. Les hauts officiels de la COI, du COMESA, de l’IGAD ainsi que des représentants de l’Union européenne, de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), de l’Organisation maritime internationale, de la Port Management Association of Eastern and Southern Africa (PMAESA) et de l’Agence africaine de sécurité et de sûreté maritime (AMSSA) ont également pris part aux travaux.


