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La CGTR alerte sur une possible désindexation des pensions de retraite

Ecrit par Zinfos974 – le vendredi 28 août 2026 à 11H34
Jacky Balmine, secrétaire général de la CGTR (Photo : © Pierre Marchal - Anakao Press)

Alors que le gouvernement prépare le budget 2027, la CGTR s’oppose à toute sous-indexation ou désindexation des pensions de retraite. Le syndicat redoute une baisse du pouvoir d’achat, particulièrement pénalisante à La Réunion, où les pensions figurent parmi les plus faibles de France.

Le débat sur l’indexation des retraites s’invite dans les discussions budgétaires. Dans Libération, le 14 août, le ministre de l’Économie Roland Lescure évoquait une possible “contribution des retraités aisés à l’effort de redressement”, notamment via une “indexation plus modérée” des pensions supérieures à 3.000 euros.

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Si aucune décision n’est arrêtée à ce stade, la CGTR estime que cette piste pourrait ouvrir la voie à une mesure plus large. Le syndicat cite notamment le député LR Philippe Juvin, qui a évalué à 6 milliards d’euros les économies potentielles d’une désindexation généralisée des pensions par rapport à l’inflation.

Pour la CGTR, qu’il s’agisse de sous-indexation — des pensions augmentant moins vite que les prix — ou de désindexation, l’enjeu reste le même : préserver le pouvoir d’achat des retraités.

À La Réunion, des pensions parmi les plus faibles

Le syndicat insiste sur les conséquences d’une telle mesure dans l’île. Selon les chiffres cités dans son communiqué et issus de MoneyVox, la pension mensuelle moyenne à La Réunion atteint 1.189 euros bruts, en incluant les pensions de base, complémentaires et de réversion.

La CGTR explique ces niveaux notamment par le chômage, les carrières interrompues, le temps partiel subi ou encore les périodes d’activité non déclarées. Dans un territoire confronté à une forte vie chère, elle estime qu’une diminution du pouvoir d’achat des retraités fragiliserait également les familles et le commerce local.

Le syndicat rejette ainsi l’image d’un “retraité riche” et rappelle que les pensions constituent, à La Réunion, un soutien financier important pour de nombreux foyers.

La CGTR demande une autre répartition des richesses

La CGTR conteste également les choix budgétaires du gouvernement. Elle dénonce le maintien des exonérations de cotisations patronales, qu’elle estime à environ 75 milliards d’euros, alors que des économies pourraient être recherchées sur les pensions.

Le syndicat réclame notamment le retour à la retraite à 60 ans, l’abrogation de la réforme de 2023 et une augmentation des pensions. Il demande aussi des mesures pour réduire les écarts de retraite entre les femmes et les hommes.

La CGTR refuse par ailleurs d’opposer actifs et retraités au nom du vieillissement de la population. Elle appelle au contraire à une mobilisation intergénérationnelle pour défendre le système de protection sociale.

Deux mobilisations annoncées en octobre et novembre

La CGTR annonce deux principaux rendez-vous nationaux : le 14 octobre 2026, avec une journée d’action autour de l’Agirc-Arrco, puis le 19 novembre 2026, avec une grande manifestation nationale à Paris.

Le syndicat revendique notamment un rattrapage de 10 % de pouvoir d’achat qu’il estime perdu depuis 2020, une hausse immédiate de 5 % au titre de 2025 et 2026 et un minimum de points garanti pour les petites retraites.

À La Réunion, la CGTR appelle les actifs, les jeunes, les demandeurs d’emploi et les retraités à se préparer à la mobilisation. Son mot d’ordre : “Nou tien bo, nou larg pa !”

Etiquettes : CGTR | Retraite

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