L’ "homme bien" accusé de viols et agressions sexuelles sur 8 fillettes

Comment ce père de famille d’une cinquantaine d’années sans histoires se retrouve-t-il devant la cour criminelle? En étant accusé de viols et agressions sexuelles sur 8 fillettes de la famille de son épouse.
En 17 ans, J.C aurait profité de ses nièces à plusieurs reprises à son domicile à Saint-Pierre alors qu’elles avaient entre 4 et 13 ans. Les maisons familiales étant rapprochées, les fillettes se trouvaient souvent chez lui. En ce premier jour de procès devant la cour criminelle à Saint-Denis, la mère de trois d’entre elles décrit le mari de sa sœur comme un "bon chrétien" "très apprécié". Mais lorsque l’une de ses filles lui avoue les faits en 2015, elle questionne les trois adolescentes individuellement. "Elles m’ont tout raconté, affirme-t-elle, je fais confiance à mes filles".
Le père d’une d’entre elles dit avoir eu des soupçons en 2014. Il arrive un soir chez J.C pour récupérer sa fille qui est introuvable. Il l’aperçoit finalement sur le capot d’une voiture. "À sa position, je voyais que quelque chose n’allait pas, raconte-t-il. Et lui était caché". Il lui assène alors plusieurs coups. "Même si je ne l’ai pas vu l’embrasser, je savais que c’était bizarre, avoue-t-il au président de la cour, et si je l’avais vu faire, il ne serait pas là aujourd’hui". J.C, malgré l'insistance de l'avocat des victimes, le bâtonnier Georges-André Hoarau,
Oui, il est attiré par les petites filles
Si face aux forces de l’ordre, J.C minimise les faits mais reconnaît des attouchements, qu’il était "un peu attiré" par les fillettes et qu’il a "joui", devant la cour criminelle, il n’avoue que des "bisous" et "tapettes sur les fesses". Non, il ne sait pas ce que signifie le mot "pédophile" mais oui, il est attiré par les petites filles et sait que "ce n’est pas bien".
Les déclarations des adolescentes et jeunes femmes sont pourtant presque identiques : les chatouilles, les bisous, des jeux de "papa, maman" puis des bisous avec la langue et le reste… Des moments passés dans la chambre que parfois l’épouse de J.C voyait, selon certaines d’entre elles. Mais son ex-compagne est catégorique : "Pour moi ils étaient en train de jouer". Impartiale, elle ne se mouille pas et "laisse la justice faire son travail" concernant cet homme qui était un bon mari et père. Le procès se poursuit lundi.


