Ils voulaient faire la fête, ils ont failli faire redécoller un avion à Paris Orly

À Orly, un cortège de mariage un peu trop enthousiaste a brièvement croisé la trajectoire d’un avion EasyJet. Ce dimanche 5 avril, la fête a flirté avec le tarmac.
Insolite. Dimanche 5 avril, en fin d’après-midi, à deux pas de l’aéroport d’Orly, une procession festive d’une quinzaine de véhicules, klaxons en fanfare et mortiers d’artifice à la clé, a offert un spectacle inattendu. Au même moment, un avion d’EasyJet en provenance de Venise s’apprêtait à atterrir. Mauvais timing, comme un battement de cymbales au mauvais moment dans une partition trop bien réglée.
Dans le ciel, le pilote aperçoit un panache de fumée et des éclats lumineux. Au sol, les invités célèbrent. Entre les deux, une décision immédiate. Le commandant de bord remet les gaz, s’éloigne, boucle dans les airs et se posera finalement quelques minutes plus tard sur une autre piste, sans incident.
Lire aussi : IndiGo ouvre une liaison directe entre Chennai et La Réunion fin avril 2026
Dans le quartier voisin, les habitants assistent à la scène, entre surprise et banalité. "J’ai entendu des feux d’artifice. Ça a bien duré cinq minutes", raconte un riverain, témoin involontaire de cette collision improbable entre fête privée et espace aérien réglementé, cité par nos confrères de TF1.
✈️Incident à l'aéroport d'Orly. Des tirs de mortiers d'artifice ont provoqués une intense fumée sur la piste d'atterrissage. Un avion Easyjet qui allait atterrir a dû remettre les gaz au plus vite. Les tirs pourraient provenir d'un convoi de mariage.#20h pic.twitter.com/YdYF68B5bn
— Le20h-France Télévisions (@le20hfrancetele) April 6, 2026
Côté aviation, rien d’exceptionnel. Ou plutôt si, mais maîtrisé. Chez EasyJet, on insiste sur la routine du geste. "Les pilotes d’EasyJet sont hautement qualifiés pour effectuer des remises de gaz par précaution", assure la compagnie à la presse parisienne, rappelant que "le vol a ensuite atterri normalement".
Légèreté du moment, questions sérieuses
Une règle simple résume tout, presque comme un mantra de cockpit. "En cas de doute, il n’y a pas de doute. On remet les gaz", explique une consultante aéronautique, interrogée par les équipes de France Télévisions.
Au sol, pourtant, la légèreté du moment a laissé place à des questions plus sérieuses. La piste a été temporairement fermée, et une enquête ouverte pour entrave à la navigation aérienne. Les tirs, eux, n’étaient pas dirigés contre l’appareil, mais leur proximité avec la zone aéroportuaire a longuement interpellé le monde de l'aviation.
Reste pourtant cette image, presque cinématographique où finalement, tout le monde a pris de l'altitude...


