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?? Il dénonce son fils vendeur de « chimique » pour mettre fin au trafic

La démarche est douloureuse mais Raymond Vimbaye veut en finir avec « la chimique ». [Alors qu’un jeune St-Pierrois est décédé la semaine dernière après avoir consommé cette drogue]urlblank:https://www.zinfos974.com/Tabac-chimique-Pas-de-traces-de-blessures-sur-le-corps-de-Doungo-apres-l-autopsie_a140385.html , ce père de famille, militant associatif et candidat aux prochaines municipales est touché de près par ce fléau. Afin « de le protéger et protéger ses éventuelles victimes », […]

Ecrit par Prisca Bigot – le lundi 20 mai 2019 à 17H26

La démarche est douloureuse mais Raymond Vimbaye veut en finir avec « la chimique ». [Alors qu’un jeune St-Pierrois est décédé la semaine dernière après avoir consommé cette drogue]urlblank:https://www.zinfos974.com/Tabac-chimique-Pas-de-traces-de-blessures-sur-le-corps-de-Doungo-apres-l-autopsie_a140385.html , ce père de famille, militant associatif et candidat aux prochaines municipales est touché de près par ce fléau. Afin « de le protéger et protéger ses éventuelles victimes », il a décidé de dénoncer aux autorités son fils de 23 ans, présumé vendeur de tabac chimique. 

Le 31 janvier 2018, son fils avoue à sa famille consommer ce dérivé superpuissant de cannabinoïde mélangé au tabac. « Il a pourtant un travail, une copine, un enfant. Il est entouré par sa famille. Avec ses frères nous avons essayé de l’aider ». Jusqu’à 200 fois plus forte que le zamal, « la chimique », très addictive, fait des ravages chez les jeunes du quartier de Bois d’Olives. Le fils de Raymond n’est pas le seul à être tombé sous son emprise. Les dealers et les points de vente sont connus de tous. 

 

Mais de la consommation, son fils serait passé à la vente. C’est en tout cas ce que lui a attesté D, un jeune condamné pour violences après avoir fumé de la chimique, placé sous bracelet électronique, que Raymond, à travers son association, tente de réinsérer. Le 11 et 12 mai dernier, en manque, D a ainsi appelé le fils de Raymond pour qu’il lui fournisse trois doses pour un montant de 60 euros. 

Passés le choc et l’incompréhension, Raymond Vimbaye a pris sa décision.  » Je suis très motivé à aller jusqu’au bout ». Après avoir écrit au procureur en octobre dernier, alertant de la présence d’un trafic de drogue important, l’homme va plus loin et dénonce non seulement son fils auprès des forces de l’ordre mais fait également part de son combat sur les réseaux sociaux. « Malgré les risques de représailles et le danger que cela représente, je suis déterminé à mener mon enquête si rien n’est fait par les autorités ».  Selon Raymond, « la chimique » gangrène la ville de St-Pierre. « Le trafic ne touche pas seulement les petites gens. Des pères de familles sont aussi impliqués », croit-il savoir. Sans scrupules, les vendeurs s’attaqueraient aussi à des mineurs. Les dealeurs s’approvisionneraient à St-Denis sur un vaste parking et ramèneraient et prépareraient la drogue dans les quartiers. 

« Je n’en veux pas à mon fils, je fais cela pour l’aider. L’important c’est de remonter la filière ». Raymond souhaite que ceux qui sont à la tête des réseaux soient mis hors d’état de nuire parce que derrière ces trafics, il y a des familles qui souffrent.

 

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