Gérard Françoise, l’exemple à suivre ?

Habituellement discret, Gérard Françoise a ces derniers temps les honneurs des médias. Tout récemment encore, on a pu lire son portrait dans la presse locale, montrant un homme attaché à son quartier, Sainte-Clotilde, qu’il connaît sur le bout des doigts et du cœur.
Moi-même habitant le quartier, je dois reconnaître que je n’ai que du bien à dire de ce monsieur. Plusieurs fois j’ai eu l’occasion de le voir ici et là, de le croiser dans la mairie annexe ou dans la rue. A chaque fois, il m’a salué, simplement. Ah, si tous les élus pouvaient prendre exemple ! Car j’ai bien vu que c’est ainsi qu’il se comporte avec tous les habitants du quartier, aussi grand pourtant qu’une commune, sans distinction d’âge, de famille ou d’accointances politiques connues ou supposées.
Le journal que la mairie vient d’éditer montre bien d’ailleurs la réalité de cet élu. Sous son impulsion, Sainte-Clotilde bouge, en bien. Et même il a déjà mis en place les prémisses d’une démocratie locale avec un forum citoyen qui gagnerait à être dupliqué sur d’autres quartiers et d’autres communes. Les habitants peuvent en effet s’y exprimer, sans censure ni jugement, mais dans l’objectif commun d’améliorer le cadre de vie et leur environnement. Et ça marche plutôt bien, semble-t-il.
Le bonhomme pourrait sans doute avoir quelque ambition, plus large que Sainte-Clotilde. Mais quand on l’écoute parler, on se rend compte qu’au contraire, il reste loyal à son parti – malgré le désamour qu’aujourd’hui les Français et les Réunionnais lui portent, et à son maire. On l’a encore vu récemment, avec les primaires de la gauche, où par solidarité et discipline, notamment envers la ministre des Outre-Mer, il a appelé à voter pour l’ancien Premier ministre.
Dans un contexte de défiance généralisé envers la classe politique, plombée par les promesses trahies et les avantages plus ou moins moraux, il faut des élus comme Gérard Françoise pour se rappeler qu’être élu, c’est d’abord servir et non pas se servir.
Jean H


