Garance : Perceval Gaillard et Joé Bédier demandent l’activation du Fonds de secours pour les Outre-mer

L’État va-t-il répondre à l’appel des sinistrés du cyclone Garance ? À La Réunion, les dégâts sont considérables et les besoins immenses. Le député Perceval Gaillard et le maire de Saint-André, Joé Bédier, demandent au ministre des Outre-mer, Manuel Valls, d’activer sans attendre le Fonds de secours pour les Outre-mer.
Dix-neuf jours après le passage du cyclone Garance, la situation reste critique pour de nombreuses familles et entreprises réunionnaises. Face à l’urgence, le député de la 7e circonscription, Perceval Gaillard, et le maire de Saint-André, Joé Bédier, ont interpellé le ministre des Outre-mer, Manuel Valls, afin d’activer le Fonds de secours pour les Outre-mer.
Un soutien indispensable pour les entreprises et les sinistrés
Dans un courrier adressé au ministre, Perceval Gaillard s’appuie sur des chiffres alarmants fournis par la Chambre de Commerce et d’Industrie de La Réunion (CCIR) : 34 % des entreprises locales ne seraient pas assurées et se retrouvent aujourd’hui en grande difficulté. "19 jours après le passage de Garance sur notre île, la situation catastrophique de nombreuses familles et entreprises justifie pleinement l'activation de ce fonds qui l'a été en 2024 pour la tempête Candice ou le cyclone Belal à La Réunion ou pour les tempêtes et ouragans Philippe et Tammy en 2023 à la Guadeloupe", souligne le député, qui a doublé sa demande d’une question écrite au gouvernement. Il assure qu’en l’absence de réponse, il interpellera directement Manuel Valls lors de son audition devant la délégation aux Outre-mer de l’Assemblée nationale, prévue le 25 mars.
Le Fonds de secours pour les Outre-mer comprend deux volets : une aide d’extrême urgence permettant aux sinistrés d’acheter des produits de première nécessité, et un soutien financier pour les particuliers et entreprises non assurés ayant subi des pertes importantes. Il peut également bénéficier aux exploitants agricoles et aux collectivités pour la reconstruction d’infrastructures essentielles.
Saint-André particulièrement touchée
Du côté de Saint-André, le maire Joé Bédier tire la sonnette d’alarme. Le cyclone Garance a particulièrement frappé l’Est de l’île, avec des rafales dépassant les 200 km/h et des pluies diluviennes. "Nous avons recensé plus de 600 signalements de destructions partielles ou totales de logements, et plus de 200 toitures ont été arrachées", précise-t-il.
Face à l’ampleur des dégâts, la commune a déjà mobilisé 1,5 million d’euros sur son budget 2025. Une somme insuffisante au regard des besoins criants des sinistrés. "Un fonds social d’urgence nous permettrait de répondre aux besoins les plus immédiats, comme l’achat de matelas, de petits équipements électroménagers et la reconstruction des toitures des maisons non assurées", insiste le maire.
Joé Bédier rappelle également que Manuel Valls avait annoncé, lors de sa dernière visite à La Réunion, la mise en place d’un Fonds Social d’Outre-Mer (FSOM) destiné à répondre aux situations d’urgence. Il interpelle ainsi le ministre sur les délais et modalités de son activation pour aider les familles sinistrées de Saint-André.
Dans l’attente d’une réponse du gouvernement, élus et sinistrés espèrent un soutien rapide et concret de l’État afin d’éviter une aggravation de la détresse sociale sur l’île.


