Garance : Manuel Valls de retour à La Réunion, après un premier passage en demi-teinte

Il a promis un retour, le revoilà : Manuel Valls atterrit sur notre île, un mois après une première visite teintée de promesses. Retour sur son passage, aux côtés des élus, sinistrés et agriculteurs.
C'est à la sortie de Garance que Manuel Valls, ministre des Outre-Mer, a posé le pied à La Réunion le jeudi 6 mars. Un accueil républicain est fait à la sous-préfecture de Saint-Benoît, avec le maire Patrice Selly, le président du Département Cyrille Melchior, le député Jean-Hugues Ratenon et le sous-préfet de l’arrondissement Fabrice Bonicel. Après une présentation des effectifs mobilisés dans l’Est de l’île, le MOM s’est rendu à l’hôtel de ville de Saint-Benoît, commune la plus touchée par le météore.
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Lors de ce premier jour de visite, le ton du ministre est clair : il est là pour constater les dégâts. Et cette première journée confirme ses dires : après Saint-Benoît, arrêt à Bras-Panon sur une exploitation cannière. Son premier engagement est de demander la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle.
Le 6 mars, Manuel Valls s’est également rendu à Saint-Denis, rencontré les sinistrés de Caricubes et ceux de la ravine Butor. Le ministre n’a pu que constater, durant son premier jour de visite, les dégâts infligés par le météore.
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Ce n’est que le soir de son arrivée, au terme d’un dîner à la Préfecture avec nombre d’élus, que Manuel Valls fait une première annonce : 200 millions d’euros, à la charge du Préfet de distribuer cette enveloppe aux collectivités et intercommunalités pour la reconstruction de l’île.
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Des promesses pour le secteur agricole
Les choses se sont accélérées lors du deuxième jour de la visite de Manuel Valls, le vendredi 7 mars. Attendu à Salazie, le ministre a visité une exploitation ravagée par le météore. En seconde partie de matinée, une grande table ronde avec les filières agricoles et d’élevage de La Réunion s’est tenue.
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En ce sens, Manuel Valls avait annoncé une aide située entre 10 et 15 millions d’euros pour redresser les filières réunionnaises. Cette aide s’alignait sur une aide du Département. Or, certains agriculteurs et éleveurs, notamment ceux de la filière canne, avaient fustigé cette annonce.
L’après-midi, il s’est rendu dans l’Ouest de l’île, dans la commune de Saint-Paul. La Ravine Bernica, connaissant une crue historique, a emporté dans son sillage des maisons, détériorant la chaussée et certaines infrastructures.
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Par la suite, le ministre est reparti de son court passage à La Réunion.
De nombreuses attentes pour cette seconde visite
Par la suite, Manuel Valls a joint sa voix à celles des élus locaux pour la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour les vents cycloniques sur plusieurs communes de l’île. L’une des promesses, celle de reconnaître l’état de calamité naturelle exceptionnelle, a été honorée le lendemain de son passage à La Réunion.
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Or, le bilan de sa visite reste mitigé. Notamment pour les agriculteurs, qui attendaient plus de la part du locataire de la rue Oudinot. Récemment, certains d’entre eux se sont rendus au Palais de la Source, ont interpellé Serge Hoarau, premier vice-président délégué à l’agriculture au Département. Ils déploraient qu’un mois après Garance, les annonces faites par le MOM tardent à prendre effet. Ce dernier avait spécifié aux agriculteurs de réfléchir à de nouveaux leviers pour les aider à redresser la barre.
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Plus récemment encore, la question des contrats Parcours Emplois Compétences a poussé les élus à manifester devant les grilles de la Préfecture. De tous les bords politiques, ils ont promis de "faire pression" sur le ministre pour ne pas sabrer le précieux dispositif.
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