Frédéric Miranville suspendu pendant un an : « Tout ça pour ça… »

Jusque-là silencieux, Frédéric Miranville, ancien président de l’Université de La Réunion, a décidé de prendre la parole via un communiqué. Depuis le 10 octobre 2024, il est suspendu de ses fonctions d’enseignement pour une année supplémentaire, une décision qui s’ajoute à la suspension administrative qui court depuis un an.
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« Une enquête de l'IGESR a conclu que sept membres de la gouvernance, dont moi-même, auraient mis en place un vaste système de harcèlement institutionnel et moral », explique-t-il dans son communiqué. Cependant, il déplore que les faits qui lui sont reprochés aient été grossis : « Cette décision repose principalement sur l'envoi de courriels de rappel à l'ordre à deux anciens cadres supérieurs […] et non sur des actes de harcèlement volontaires »
« Mon innocence totale n'a pas été reconnue »
Miranville se défend en affirmant que les accusations de harcèlement moral systémique n’ont pas été prouvées, soulignant que son engagement professionnel, bien que parfois maladroit, a toujours visé le bien de l’institution. « Mon innocence totale n'a pas été reconnue », regrette-t-il, tout en réitérant son attachement à l’Université de La Réunion et à ses personnels.
Le CNESER a également laissé en suspens la question de son mandat de président, qui court jusqu’en mai 2025. Une situation que Miranville qualifie d’« inédite » alors que des élections pour désigner son successeur sont déjà en cours. Il envisage désormais un pourvoi en cassation, dénonçant une procédure qui semble avoir pour seul but de l’écarter : « Tout ça pour ça… ».


