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Université : l'ex-président Frédéric Miranville suspendu d'enseignement pendant un an

Le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (CNESER), dans sa formation disciplinaire, a rendu sa décision dans le dossier Frédéric Miranville. L'ex-président écope d'une interdiction d'enseignement pendant un an. Une décision d'ores et déjà contestée devant le Conseil d'Etat.
Ecrit par Julien Delarue – le vendredi 11 octobre 2024 à 09H07

En début de semaine, nous avions évoqué le cas Frédéric Miranville. L'ex-président de l'Université était de retour sur le campus du Moufia après avoir purgé une suspension d'un an suite à une décision prise par le ministère de l'Enseignement supérieur

Lire aussi : Frédéric Miranville de retour à l’Université pour 24 heures ?

Sauf que l'ex-président était dans l'attente d'une décision du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (CNESER). Le CNESER réunit dans sa formation disciplinaire a rendu sa décision hier en fin de journée. Une nouvelle fois, Frédéric Miranville a été suspendu d'enseignement pendant un an, comme l'indique le Quotidien. Cette décision s'accompagne d'une suppression de salaire pour la même période. S'il échappe à la révocation, il a été reconnu comme responsable de faits de harcèlement contre l'ancienne DGS et DRH de l'Université.

Cette décision fait suite à une enquête administrative datant de juillet 2023, qui avait conduit le ministère à saisir le procureur de la République en application de l’article 40 du code de procédure pénale. Le rapport d’inspection relevait notamment la mise en place d’un « système harcelant institutionnalisé ».

La FSU appelle à la reconstruction d'une université unie

Le syndicat FSU s'est félicité de cette décision, soulignant que la condamnation de niveau 5 sur une échelle de 7 montre la gravité des actes reprochés, se rapprochant dangereusement de la révocation (niveau 7). Dans son communiqué, la FSU rappelle qu'il est essentiel de reconnaître le traumatisme des victimes, certaines d'entre elles étant encore sous traitement pour surmonter les conséquences psychologiques de ce harcèlement. La section disciplinaire a ainsi marqué un point en confirmant que de tels comportements ne sauraient rester impunis.

Cependant, cette décision jette également une ombre sur l'image de l'université. Pour la première fois dans son histoire, un président en fonction est suspendu et privé de salaire. Pour la FSU, il est crucial de « ne pas attaquer un homme à terre », tout en appelant Frédéric Miranville à reconnaître ses actes afin de commencer un processus de rédemption. Le syndicat insiste également sur la nécessité pour les proches de l'ancien président et les membres de son équipe de condamner sans ambiguïté ces comportements, sous peine d'être perçus comme complices.

Enfin, la FSU appelle à la reconstruction d'une université unie, basée sur des valeurs d'exemplarité et de gouvernance impartiale, où le harcèlement et le favoritisme n'ont plus leur place.

Son avocat, Me Creissen, a d'ores et déjà annoncé qu'il saisissait le Conseil d'Etat pour contester cette décision du CNESER.

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