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Equipée sauvage dans un rond de cartes: Les dés sont jetés pour Pascal Aboukir

Le Bénédictin de 44 ans soupçonné d'avoir enlevé et séquestré un des joueurs d'un cercle de jeu de Saint-André en août 2021 n'a pas obtenu gain de cause devant la chambre de l'instruction qui s'est penchée une nouvelle fois ce jeudi sur une demande de remise en liberté.
Ecrit par Isabelle Serre – le vendredi 16 décembre 2022 à 10H54

Pascal Aboukir, 44 ans, est soupçonné d'avoir commandité un braquage dans un rond de cartes de Saint-André, en août 2021, avec la complicité présumée de deux autres individus. Le trio aurait fait irruption au sein du cercle de jeux et aurait enlevé un des joueurs qu'il recherchait. Un des complices supposé, Rudy O., était masqué et armé d'un flash-ball  et aurait touché 2000 euros pour avoir prêté main forte à Pascal Aboukir qui, armé d'un fusil à pompe, aurait débarqué dans le rond de cartes et enlevé un des joueurs.

Ils se seraient ensuite tous rendus chez un concessionnaire où le caïd bénédictin et un de ses complices se seraient fait remettre un véhicule d'occasion d'une valeur de 40.000 euros appartenant à la victime également extorquée de 15.000 euros, le tout en guise de remboursement d'une dette de jeu.

Pascal Aboukir réfute tous les éléments qui lui sont opposés dans le cadre de l'enquête et affirme faire l'objet de corruption. Ce qu'il n'a pas manqué de rappeler hier devant les magistrats de l'instruction qui se penchaient sur une demande de remise en liberté. Le quadragénaire avait obtenu quelques jours plus tôt de la juge des libertés et de la détention un placement sous contrôle judiciaire. Mais c'était sans compter sur l'avis défavorable du parquet de Saint-Denis qui a immédiatement interjeté appel.

Ce jeudi, le mis en cause qui pourrait être poursuivi devant la cour d'assises pour les faits qui lui sont reprochés a fait valoir par la voix de son avocat, Me Fabian Gorce, un état de santé défaillant incompatible avec la détention. Les juges n'ont cependant pas été sensibles à ces arguments.

L'intéressé, détenu dans le cadre d'un sursis révoqué par le juge d'application des peines, restera derrière les barreaux pour les fêtes de fin d'année.

 

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