Emplois PEC : la CGTR dénonce une "attaque brutale contre les plus précaires"

La suppression discrète des financements des Parcours Emplois Compétences (PEC) par l’État provoque la colère de la CGTR. Plus d’un millier de postes sont menacés à La Réunion, dans des structures souvent associatives ou sociales. Le syndicat appelle à la mobilisation.
Pas un mot, pas une réunion, pas un débat. C’est par la petite porte que l’État a décidé de réduire fortement le financement des contrats aidés PEC. Une décision qui ne passe pas pour la CGTR, qui dénonce une "attaque brutale contre les plus précaires" et pointe une politique de casse sociale "cohérente avec l’orientation générale de ce gouvernement".
Dans l’île, ce sont plus de 1.000 emplois qui pourraient disparaître. Autant de vies chamboulées, de familles plongées dans l’incertitude, de structures sociales ou éducatives mises en péril. La CGTR, qui dit ne pas cautionner la précarité de ces dispositifs, refuse toutefois "d’abandonner celles et ceux qui en sont les premières victimes". Le syndicat entend se battre aux côtés des travailleurs concernés, demander la pérennisation de leurs emplois, et réclamer une réforme de fond du marché du travail.
Trois temps forts cette semaine : la mobilisation du 1er avril dans la santé, une autre le 3 avril dans la Fonction publique, puis un rassemblement dans le commerce le 4 avril. "Nous nous battrons pour tous les travailleurs, en particulier ceux que le système veut rendre invisibles : salariés en contrats aidés, aides à domicile, intérimaires…", assure Jacky Balmine, secrétaire général de la CGTR. Avant d’appeler à la mobilisation générale pour contrer cette politique qu’il juge "aveugle et injuste".


