Emmanuel Macron ferait-il chanter les syndicats, l'explication de leur silence ?

C'est demain que le gouvernement doit présenter son projet de loi d’habilitation en conseil des ministres. Les choses s'accélèrent donc et Emmanuel Macron n'a reculé sur rien. Une concertation a bien été engagée mais en lieu et place de discussion, le gouvernement s'est contenté de confirmer ses positions sans que les syndicats ne bougent pour autant.
Seule réaction : un appel à la mobilisation sociale pour le 19 juin par la CGT qui a été peu suivi... Ça fait peu !
L'explication, on la connait maintenant : Le gouvernement ferait planer la menace d’un élargissement de la loi de moralisation de la vie politique aux syndicats en cas de blocage dans les négociations, ainsi qu’une possible remise en cause de la loi Rebsamen de 2014, dans son versant de financement des organisations syndicales.
L'Élysée oppose un total démenti aux informations du quotidien, qui pourtant cite "une source proche du gouvernement" : “Il n’y a pas plus de projet que ce qu’il y a dans la concertation”.
Interrogés, les syndicats refusent de s'exprimer sur le sujet. Seule la CFE-CGC, interrogée par Capital, nie les menaces, même si elle reconnaît ne pas être “dupe”...
On comprend mieux dès lors l'extrême prudence des syndicats. Les cotisations de ses membres ne représentent qu'environ 30% de leurs budgets. Mais surtout, les nombreux scandales révélés régulièrement par la presse ne sont que la partie émergée de l'iceberg. Les responsables syndicaux n'ont pas envie que l'on vienne fourrer le nez dans leurs petites combines, que ce soit au niveau des confédérations que dans les entreprises...


