Élection à l'Université : premier tour de chauffe avant la présidence en février prochain

Les personnels de l’Université de La Réunion votent ce jeudi pour élire leurs représentants aux conseils centraux. Une étape clé pour désigner le futur président et tourner la page de la présidence Miranville.
Ce jeudi marque un nouveau tournant pour l’Université de La Réunion. Après plus d’un an d’intérim, suite à la suspension de Frédéric Miranville en octobre 2023, les personnels sont appelés à élire leurs représentants aux conseils centraux. Ce scrutin, organisé sur les différents campus de l’île et à Mayotte, permettra de constituer les instances décisionnelles qui choisiront le futur président en février 2025. La suspension de Frédéric Miranville, sur fond d’accusations de harcèlement moral, avait plongé l’université dans une crise de gouvernance.
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Depuis mars 2024, Jacques Comby, administrateur provisoire, a travaillé à rétablir la stabilité, notamment sur la question du redressement des finances. On ne peut pas oublier le rapport de la Cour des comptes publié en novembre dernier, un rapport particulièrement sévère, évoquant une gouvernance chaotique, des finances précaires et une absence de stratégie claire. Pour la Cour des comptes, l’établissement est en difficulté.
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Deux candidats : Jean-François Hoarau et Richard Lorion
Pour essayer de tourner la page de plus de sept ans de présidence Miranville, deux listes s’affrontent lors de ce scrutin. La première, menée par Jean-François Hoarau, professeur d’université, et la seconde, dirigée par Richard Lorion, maître de conférences. L’objectif commun des deux candidats est de restaurer la confiance et de redonner à l’Université un rôle moteur dans la région.
Mais c’est aussi une élection où la politique n’est jamais loin. Il existe certaines affinités des candidats avec Huguette Bello ou Ericka Bareigts, souffle-t-on au sein de l'Université. Un peu un match dans le match, qui rappelle les frictions actuelles dans la majorité régionale de gauche, plus généralement sur l'échiquier politique. Il suffit de se pencher sur la composition des listes pour s’en faire une idée. Toute la question du vote sera également guidée par les financements pour l’Université. Mais aussi le positionnement des anciens proches de Frédéric Miranville.
Les collèges des personnels, des professeurs et des maîtres de conférences sont appelés à voter toute la journée. En revanche, le collège étudiant ne sera renouvelé qu’en avril prochain. Les résultats sont attendus dans les prochaines heures, voire d’ici demain. Ils détermineront la composition des conseils, qui joueront un rôle crucial dans l’avenir de l’établissement.
Cette composition des conseils permettra de donner une « tendance » sur l’élection la plus importante qui aura lieu le 17 février prochain : celle permettant de désigner le futur président de l’Université entre Jean-François Hoarau et Richard Lorion. À moins qu’une surprise de dernière minute ne survienne ? Rien n’empêche un autre candidat ou une autre candidate d’émerger entre décembre et février. C’est ce qu’il s’était passé avec Frédéric Miranville en 2016.
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