Dina Morgabine : D'un tas de roches à un fleuron de l'hôtellerie réunionnaise

Il y a très exactement 10 ans, un hôtel voyait le jour dans un endroit improbable : construit « sur un tas de roches », comme le dit si bien son promoteur Jean-Claude Boyer, loin de la plage et en plein milieu d’un lotissement. Et pourtant, 10 ans plus tard, le Dina Morgabine de Saint-Gilles va bien. Très bien même. Au point qu’il est aujourd’hui entouré de plusieurs petits frères et que d’autres vont bientôt voir le jour.
Jean-Claude Boyer a souhaité fêter l’événement à l’occasion d’un cocktail donné vendredi soir dans les jardins de l’hôtel.
Le 20 décembre 2015, le Dina Morgabine de Saint-Gilles ouvrait ses portes. Peu de gens croyaient en sa réussite, mis à part ses promoteurs, à la tête desquels on trouve Jean-Claude Boyer.
Ses seules expériences dans le tourisme se limitaient à ses rares séjours avec ses parents dans des hôtels qu’il qualifie lui-même de très chers à l’époque. Mais d’où lui vient alors cette soudaine passion ? S’il faut chercher, il la ferait remonter à une croisière, toujours en compagnie de ses parents, dans le cadre des 6 mois de congés bonifiés dont bénéficiaient les fonctionnaires à l’époque, sur le paquebot des Messageries maritimes Le Pierre Loti. D’où le nom du restaurant du Dina Morgabine de Saint-Denis.
Dès le début, il a voulu se démarquer. Il a souhaité que le Dina Morgabine mette en avant les richesses de l’art de vivre péi. D’autant plus que, contrairement à certains de ses concurrents, il a tout de suite joué la carte de la clientèle locale. Certes, son hôtel n’avait pas les pieds dans l’eau, mais il compensait largement ce handicap par son accueil « chaleureux, sincère et authentique » et des prix très concurrentiels.
Le succès a été au rendez-vous, à tel point que le groupe compte aujourd’hui pas moins de 5 établissements (le Dina Morgabine Saint-Gilles, celui de Saint-Denis, le Doudou à Saint-Gilles, le Papangue à l’Étang-Salé et le Tuit-Tuit à la Plaine des Palmistes). Et ce ne sont pas les projets qui manquent. Tout d’abord, rénover les deux Dina Morgabine et les faire monter en gamme en les portant à 4 étoiles. Puis ouvrir de nouveaux établissements : l’hôtel des Thermes à Cilaos en 2028, une fois rénové, un nouveau Dina Morgabine 4* à Saint-Pierre dans la Maison Canonville, l’Ambalaba à Saint-Denis ainsi qu’un projet à Hell-Bourg.
Le groupe compte aujourd’hui 260 collaborateurs. Ce chiffre devrait être porté à 500 dans 5 ans !


