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Déficit du CHU : Huguette Bello a rencontré la ministre de la Santé à Paris

Au terme de son entretien ce lundi avec la ministre de la Santé Catherine Vautrin, la présidente de Région Huguette Bello a évoqué « l'accélération » du processus d'augmentation du coefficient géographique, ainsi qu'un soutien obtenu pour le recrutement d'enseignants à l'UFR Santé.
Ecrit par T.L. – le lundi 26 février 2024 à 17H35

Après la fronde de certains des élus locaux, parlementaires et sénateurs, parmi les plus influents de l'île, remontés contre le traitement jugé indigne de l'Etat concernant le Centre hospitalier universitaire (CHU) de La Réunion, l'ARS avait rapidement réagi en dégainant 40 millions d'euros d'aide par voie de communiqué.

Pour autant, la ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités Catherine Vautrin a maintenu l'invitation lancée ce lundi à la présidente de Région Huguette Bello, laquelle a brièvement communiqué sur les réseaux sociaux sur le contenu de l'entretien.

« C'est quand même mieux d'être appuyé que d'être contrôlé », commente Expédit Lock-Fat, secrétaire général de la CFDT santé. « Concernant la prise en compte des surcoûts du CHU, on veut s'appuyer sur des documents et on va attendre les écrits de la ministre. Il y a eu le versement de 40 millions, mais forcément, après la mission d'appui, il faut s'attendre rapidement à un nouvel arbitrage de l'Etat ».

Les syndicats, au même titre que la classe politique locale, réclament la prise en compte définitive des surcoûts liés aux Evasan (10 millions d'euros par an) et à la permanence des soins (15 millions d'euros). Pour rappel, la permanence des soins désigne toutes les types de soins dispensés uniquement par le CHU, comme le traitement du diabète, des AVC, le service des urgences ou celui de cancérologie.

« C'est toujours un arbitrage de l'ARS : malheureusement, l'Etat a la main dessus et chaque année, il faut débattre et batailler. Une fois qu'on aura reconnu le coût des Evasan ou de la permanence des soins, ce sera fléché et ce sera un budget qui devra être versé chaque année par l'ARS. On pourra alors respirer un peu et permettre au directeur du CHU de lancer un projet social avec une vision sur le recrutement ou la formation », avance Expédit Lock-Fat.

Le syndicaliste de la CFDT reste dubitatif sur la promesse de « soutien » pour le recrutement d'enseignants-chercheurs. Une nécessité au regard des règles de fonctionnement d'un CHU, mais un rattrapage peu raccord avec les annonces récentes de coupe dans le budget de l'enseignement supérieur, souligne-t-il.

« Plus de 1.600 Evasan par an, et ça n’arrête pas d’augmenter »

Etiquettes : CHU | Evasan | Santé

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