C'est la grande lessive dans la maison mère de la BR...
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La Banque de la Réunion et d'une façon plus générale Océor, le pôle de banques commerciales du Groupe Caisse d’Epargne à l’international et en outre-mer, sont agités de soubresauts depuis la fusion de la Banque populaire avec la Caisse d'Epargne, et l'arrivée de François Pérol (ancien bras droit de Nicolas Sarkozy) à la tête du nouveau groupe.
Jean-Louis Filippi, le directeur général de la Banque de la Réunion, vient d'être remplacé par Benoît Catel, et son président Christian Camus par Beltran Calveyra, sans que l'on sache si ces départs sont la conséquence des pertes de parts de marché de la banque à la Réunion et de ses mauvais résultats.
La banque de la rue Jean Chatel, qui affichait jusqu'à il y a peu les meilleurs ratios et les meilleurs résultats au niveau national, n'avait échappé l'an dernier à la honte du déficit que grâce à d'importantes cessions d'actifs. Ces opérations étant par nature exceptionnelles, elles ne pourront se reproduire tous les ans...
Par ailleurs, Océor, dont la BR est une filiale, va se transformer en société à conseil d'administration et c'est François Pérol en personne qui en prendra la présidence. De quoi rassurer les employés de la BR qui craignaient de se voir lacher prochainement par leur principal actionnaire.
Enfin, dernier point : il serait intéressant de savoir si Jean-Louis Filippi et Christian Camus bénéficieront de "parachutes en or", pratique très répandue dans le milieu bancaire... Pas sûr que les salariés qui ont été obligés de faire grève pour obtenir de menues augmentations, apprécieraient de découvrir des primes de départ aussi conséquentes qu'exceptionnelles, dans l'hypothèse où elles existeraient...
Affaire à suivre...


