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Bébé secoué : La maman condamnée à 5 ans de prison avec sursis

Ecrit par zinfos974 – le vendredi 11 octobre 2019 à 12H36

La mère de 29 ans a été condamnée à 5 ans de réclusion criminelle, avec sursis, par la cour d’Assises ce vendredi. Depuis hier, elle était jugée pour avoir secoué son bébé de 2 mois le 31 décembre 2013, engendrant de graves blessures et un important handicap à vie. En effet, la petite de 6 ans souffre aujourd’hui de déficiences intellectuelles, de troubles visuels et ne peut ni marcher ni se nourrir seule.
 
Pour l’avocat général, pas de place au doute : "Tout converge". Les avis des experts médicaux sur un secouement violent ayant engendré "immédiatement" les lésions cérébrales ce jour-là alors que l’enfant était avec sa mère.

C’est elle qui affirme depuis 6 ans n’avoir jamais quitté son enfant. Jusqu’à hier. Devant la cour, elle avoue que parfois, elle la confiait à quelqu’un d’autre. Comme ce jour-là, lorsqu’elle se rend à la pharmacie et laisse l’enfant en présence de son compagnon, sa sœur et sa tante. "Pourquoi avoir menti tout ce temps ?" demande le président. "J’avais peur de passer pour une mauvaise maman", affirme la maman.

L’avocat général évoque ce "petit revirement sans qu’elle ne dise la vérité". "Je pense qu’elle l’aime plus que tout mais que c’était difficile à gérer avec un père absent et une mère qui subit. Elle était désemparée suite aux nombreuses hospitalisations et les pleurs. Elle voulait faire taire l’enfant", déclare-t-il [avant de requérir 6 ans de prison à son encontre.]urlblank:https://www.zinfos974.com/Bebe-secoue-Une-peine-de-6-ans-de-prison-requise-a-l-encontre-de-la-mere_a145164.html

"Je suis désolée de n’avoir pas dit la vérité"
 
Une mère qui subit, c’est possible, après un important déni de grossesse et un enfant très affaibli. La défense évoque d’ailleurs longuement la santé fragile du nouveau-né pour décrédibiliser les experts. "Les symptômes du bébé secoué peuvent se retrouver dans d’autres maladies", affirme-t-elle en rappelant qu’aucune contre-expertise n’avait été réalisée, avant d’ajouter : "Et même si… Ça ne signifie pas que c’est cette femme assise ici aujourd’hui qui l’a fait".
 
"Je suis désolée de n’avoir pas dit la vérité. Je me rends compte trop tard qu’il s’est passé quelque chose ce jour-là", avoue la mère de famille. Elle rappelle à la cour que c’est elle qui connaît et s’occupe de sa fille qui sera perdue sans elle. "J’accepte d’être condamnée mais ne condamnez pas mon enfant". 

5 ans avec sursis, c'est "une peine juste selon l'avocat de la partie civile au vu du rôle de la mère pour s'occuper de sa fille. Mais c'était important que la réalité soit dite."

 

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