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Maurice : Un président d’une fondation contre la pauvreté attaque "les blancs"

Ecrit par zinfos974 – le lundi 8 octobre 2012 à 06H40

La population "arc-en-ciel" de l'Ile Maurice a toujours été secouée par des tensions communautaires.
 
Les propos polémiques tenus dans une interview accordée à [lexpress.mu]urlblank:http://lexpress.mu , par le président d’une fondation de lutte contre la pauvreté, ayant pignon sur rue, risque une nouvelle fois de jeter de l'huile sur le feu entre les communautés et raviver les vieux démons. Cet ex-ministre n’y va pas par quatre chemins, avec dans son collimateur "les blancs".
 
"Huit mois qu’il est en poste. Huit mois d’apprentissage et de déclarations sages. Apparemment, la période de rodage est terminée", note notre confrère de lexpress.mu. Et le journaliste de continuer : "Vous dites qu’une poignée de familles contrôlent le business. Une idée communément admise veut que ce soit cinq familles blanches", et le dirigeant d’enfoncer le clou : "c’est la vérité".
 
"Les blancs doivent apprendre à partager"

Et le président de la fondation d’en rajouter une couche sur la communauté franco-mauricienne de l’île. "Sans les blancs, l’île Maurice ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui. Si les blancs étaient partis après l’Indépendance comme ils l’ont fait à Madagascar, le pays n’aurait pas connu un tel développement. L’Histoire doit reconnaître leur contribution. N’empêche qu’aujourd’hui, les blancs ne contribuent pas assez à la lutte contre la pauvreté. Ils doivent apprendre à partager", précise-t-il.

"A Maurice, quelques familles contrôlent l’économie. Elles créent énormément de richesses, mais aussi des inégalités, des laissés-pour-compte. C’est notre modèle économique qui veut cela : le capitalisme fonctionne à l’égoïsme… La honte du moment, c’est l’égoïsme de ceux qui possèdent et qui ne veulent pas partager", surenchérit-il.
 
Des critiques acerbes à peine voilées qui risquent de lézarder l'harmonieuse mosaïque ethnique et alimenter de vives controverses sur une île cosmopolite, véritable cocotte minute sociale qui peut exploser à la moindre étincelle communautaire. Et là encore, les exemples du passé ne manquent pas.

Le décès du chanteur Kaya en cellule policière et arrêté en février 1999, pour avoir fumé un joint de marijuana sur scène lors d'un meeting politique, a embrasé l'île. Durant 48 heures, la communauté créole a crié sa colère. Commissariats brûlés, temples hindous saccagés, l'île est à feu et à sang et cinq morts sont enregistrés dont un policier.

Le processus de décolonisation de l'île, a lui aussi été émaillé par des émeutes interethniques entre hindous et créoles en mai 1965, ainsi qu'entre créoles et musulmans en 1967.

 

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