Les organisateurs de fêtes sur la plage seront plus surveillés l'an prochain

Les plages et les sous bois ont donné du fil à retordre aux agents de propreté de la SEM Tamarun. En tout, 9 tonnes pour un estimatif annoncé de 12 tonnes ont été récoltés. En 2011, le tonnage avait atteint les 10,5t soit -14% par rapport à cette année.
La collecte spéciale des bacs poubelles affiche un volumineux 32,5t, dont 9,5t recueillis au sein des abris-bacs. 23 tonnes l'ont été auprès des seuls professionnels de la plage (snak-bar, restaurants,…). Le constat de la part de Tamarun s'impose : "il y a eu moins de déchets des usagers et davantage de la part des professionnels". De quoi prolonger les questionnements des contribuables saint-paulois qui épongent en grande partie cette fête improvisée dont les commerces de plage profitent pourtant grandement.
En 2011, la pesée finale avait affiché un impressionnant 34 tonnes, partagés entre les 16t des professionnels et les 18t des bacs poubelles. 2012 fait donc mieux avec -4,5% de déchets. La collecte du verre reste quant à elle égale d'une année sur l'autre, soit 3,5t.
La rapidité d'action des agents de Tamarun et du TCO a été grandement facilité par le conditionnement réalisé en amont par des usagers consciencieux. Ainsi, "près de 33% de la collecte en sous-bois l'ont été sous forme de sacs remplis par les usagers" précise aujourd'hui la SEM balnéaire.
Grand Anse à Petite Ile inspirera-t-elle Saint-Paul ?
Même si l'heure est encore à la réflexion, Tamarun envisage de perfectionner son approche pour la prochaine marée humaine. Parmi les pistes énoncées, La SEM pense "engager une différentiation de l’origine des sacs par des couleurs différentes (usagers, Tamarun) pour mieux évaluer la participation des usagers, amorcer une collecte sélective du verre au moins sur le périmètre entre la Passe l'Ermitage et le restaurant chez Go".
A la manière du ras le bol des campeurs de Grand Anse à Petite Ile, la SEM Tamarun envisage de "mettre davantage l’accent sur le problème des groupes électrogènes".
Au niveau des sanctions, 2013 verra sans doute l'étau se resserrer autour des organisateurs à qui des "sanctions seront appliquées s'ils venaient à ne pas rendre les lieux dans l’état dans lequel ils l’ont trouvé". Sans doute que le spectacle de désolation retrouvé au niveau de Planch'Alizé ce dimanche matin fera monter d'un degré le niveau de vigilance. La sanction ne fait pour l'instant pas partie du vocabulaire de la municipalité saint-pauloise.


