Nicolas Sarkozy en vacances en Guadeloupe, sous contrôle judiciaire

L’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, séjourne actuellement en Guadeloupe pour une semaine de vacances. Un déplacement privé, autorisé dans le cadre de son contrôle judiciaire, alors qu’il est concerné par plusieurs condamnations pénales.
Nicolas Sarkozy est arrivé en Guadeloupe vendredi 19 décembre, accompagné de son épouse Carla Bruni, de leur fille Giulia ainsi que de son agent de sécurité. Dès le lendemain matin, l’ancien chef de l’État a été aperçu par plusieurs habitants en train de faire son footing sur la plage du Bourg, à Sainte-Anne.
Selon les informations rapportées par Guadeloupe La 1ère et France-Antilles, ce séjour est d’ordre strictement privé. Aucun agenda officiel n’a été communiqué. Nicolas Sarkozy ne devrait honorer que quelques rendez-vous informels, même si plusieurs élus locaux auraient d’ores et déjà prévu de le rencontrer dans les prochains jours.
Un retour en Guadeloupe, seize ans après
Ce déplacement marque un retour symbolique pour l’ancien président, dont le dernier voyage officiel en Guadeloupe remonte à 2009. Seize ans plus tard, le contexte est très différent, tant sur le plan politique que judiciaire.
Malgré l’absence d’engagement officiel, la présence de Nicolas Sarkozy sur l’archipel n’est pas passée inaperçue. Reconnu par de nombreux Guadeloupéens, l’ancien chef de l’État peine à conserver l’anonymat habituellement recherché lors de ce type de séjour privé.
Un séjour autorisé mais étroitement encadré
Si Nicolas Sarkozy est autorisé à séjourner en Guadeloupe, ce déplacement reste strictement encadré. Selon plusieurs sources concordantes, il aurait bénéficié d’une autorisation exceptionnelle de sortie du périmètre de surveillance auquel il est astreint dans le cadre de son contrôle judiciaire.
Pour rappel, après une vingtaine de jours de détention provisoire, l’ancien président est sorti de la prison de la Santé le 10 novembre dernier. Il a été placé sous contrôle judiciaire, avec notamment une interdiction d’entrer en contact avec le ministre de la Justice, Gérald Darmanin.
Dans le dossier du financement libyen présumé de sa campagne présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy avait été condamné à cinq ans de prison ferme pour association de malfaiteurs, avec mandat de dépôt et exécution provisoire, avant de faire appel.
Une condamnation définitive dans l’affaire Bygmalion
À cette procédure s’ajoute une autre décision judiciaire définitive. Le 26 novembre dernier, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi formé par l’ancien président dans l’affaire Bygmalion. Cette décision rend définitive sa condamnation à un an d’emprisonnement pour des irrégularités financières liées aux comptes de campagne de l’élection présidentielle de 2012.


