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L'Ermitage ne croule pas sous l'affluence des plagistes

Trois semaines d'interdiction aux Roches Noires et à Boucan Canot aura sûrement eu une influence sur les comportements des plagistes adeptes de la trempette. Mais à entendre les habitués du lagon, aucune affluence démesurée n'est constatée depuis. Tour d'horizon des observateurs du lagon.
Ecrit par zinfos974 – le mardi 11 octobre 2011 à 18H31

 

Le malheur des commerçants de Boucan et des Roches Noires fait-il le bonheur des commerçants de l'Ermitage ? Pas vraiment à en croire les intéressés. La principale raison évoquée par un serveur tient en une phrase : "le public traditionnel de l'Ermitage est familial. C'est donc un public qui apporte souvent de quoi grignoter et dépense très peu". De nouvelles têtes sur les plages de l'Ermitage ? "A vrai dire non, ceux qui aiment Boucan parce qu'il ont de l'eau qui leur arrive à la taille ne viendront pas ici, ils attendront que ces plages soient de nouveau autorisées". 

Parmi les observateurs incollables sur le front des plages : les maîtres nageurs sauveteurs de l'Ermitage évoquent pour leur part une densité comme à la normale. "Mais il est difficile d'y répondre car l'Ermitage s'étend sur plusieurs kilomètres", précisent-ils. Contrairement à Boucan ou aux Roches où la concentration est immédiatement visible, "les familles peuvent décider d'aller se baigner hors de notre zone de surveillance". Aujourd'hui, le drapeau est pourtant vert et les vacanciers sont là.

Devant le poste des sauveteurs justement, à peine cinq ou six marmailles barbottent entre les bouées délimitant la "zone de baignade", celle où la sécurité des baigneurs est assurée en priorité.

Au final, tous les acteurs de la plage, qu'ils soient dans le privé ou chargés de la surveillance, s'accordent à dire que l'actualité ne fait pas évoluer l'attrait vers le lagon mais qu'il faut en trouver les causes réelles du côté de la météorologie. "Sans un beau soleil, les gens restent chez eux", en rigole un vendeur ambulant. "Seuls les touristes sont contraints de venir vers l'Ermitage car ils n'ont pas le choix et ont très peu de temps devant eux". A l'inverse, "Trou d'eau est une plage qui accueille de plus en plus de visiteurs", estime Sébastien, MNS à Saint-Paul depuis quatre ans.

Malgré l'interdiction de baignade des autres plages de l'Ouest, l'Ermitage ne semble donc pas prête de perdre si facilement son titre de plage familiale où l'on mange sous les filaos plus que l'on y baigne. "L'effet requin" ne bénéficie donc pas tantq que ça à l'Ermitage.

 

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