Revenir à la rubrique : Politique

Lebreton et Fontaine s'affrontent sur le Carrefour de la Zac Canabady

Une nouvelle fois, le président de la Civis, Michel Fontaine, et le député-maire de Saint-Joseph s'opposent, cette fois sur le terrain du "Scot Grand Sud." En toile de fond, c'est l'affaire du Carrefour de la Zac Canabady qui revient au cœur des débats concernant l'aménagement du Grand Sud.
Ecrit par zinfos974 – le mercredi 9 mars 2011 à 18H20

RSPEAK_START
Lors d'une conférence de presse organisée aujourd'hui à Saint-Pierre, Patrick Lebreton est revenu sur la demande de Michel Fontaine de dissoudre le Syndicat mixte d’études et de programmation (SMEP) du "Scot Grand Sud", un regroupement des deux intercommunalités du Sud (Civis et CCSUD) pour ce qui concerne les projets d'aménagement. Le maire de Saint-Pierre a envoyé un courrier au préfet en début de semaine dernière dans lequel il dénonçait "l'absence outrancière de débat" et "la situation de blocage à laquelle nous faisons face" pour évoquer la gouvernance de Patrick Lebreton, Président du SMEP du Scot Sud.

L'affaire du Carrefour de la Zac Canabady

Pour comprendre cette nouvelle passe d'armes entre Patrick Lebreton et Michel Fontaine, il faut se replonger dans l'affaire qui concerne l'implantation de l'hypermarché Carrefour du groupe Hayot  dans la Zac Canabady. A l'époque, au beau milieu de la campagne des Régionales, la CDAC avait entériné ce projet, les maires et représentants concernés avaient donc voté pour la réalisation de l'hypermarché.

Néanmoins, contrairement à la loi, Patrick Lebreton n'avait pas participé à ce vote de la CDAC ; il n'avait en effet pas été convié à cette commission. Considérant cette CDAC irrégulière, le député-maire a donc déposé un recours devant le tribunal administratif mais cette démarche doit être autorisée par les membres du Scot Grand Sud. Cette autorisation “d’ester en justice” figurait à l'ordre du jour de la réunion du Scot du jeudi 3 mars dernier mais le quorum n'ayant pas été atteint, en raison de l'absence d'une majorité d'acteurs de la CIVIS, elle a été reportée à lundi prochain (le 14 mars). Dans la mesure où cette deuxième réunion ne requiert pas de quorum, il y a fort à parier qu'ils seront, cette fois, plus nombreux...

"Un déni de démocratie"

Pour Patrick Lebreton, "on a voulu m'évincer d'une CDAC et maintenant on veut m'empêcher de dénoncer les irrégularités (...) c'est un déni de démocratie". Selon lui, Michel Fontaine voudrait avoir la mainmise sur les projets du Grand Sud, "avec la complicité de l'Etat". Le député-maire accepte l'idée d'être minoritaire sur un dossier mais il estime avoir le droit d'exprimer son vote. "Cela ne se fera pas en toute impunité", prévient-il.

De plus, Patrick Lebreton fustige le comportement du président de la Civis, Michel Fontaine, car, dit-il, "quand, je vote comme lui, je suis un bon président (...) Le Sud n'est pas la propriété privée de Michel Fontaine (...) Les intérêts du territoire ne se limitent pas aux intérêts du président de la Civis". D'ailleurs, Patrick Lebreton précise que Michel Fontaine et les autres maires de la Civis sont quasiment toujours absents des réunions du "Scot".

Aussi Patrick Lebreton interpelle le préfet en espérant qu'il ne se rendra pas "complice" du président de la Civis, sauf si c'est "le retour d'un État RPR". De la même manière, il espère que Didier Robert, en tant que président de la CCSud, ne cautionnera pas que "ce projet passe sans débat". Enfin, le député-maire de Saint Joseph prévient les maires de la Civis que si lundi on l'empêche d'ester en justice, "ça ne se passera pas en 'missouk', tout le monde saura". Il a d'ailleurs clairement laissé entendre qu'il ne se contenterait pas d'une médiatisation locale. RSPEAK_STOP

 

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :