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Saïd Larifou parle de fraudes massives aux présidentielles des Comores

Alors que se déroulait hier dimanche le second tour de l'élection présidentielle aux Comores, l'opposition, emmenée par la voix de Saïd Larifou a dénoncé une i["pagaille organisée" ]iainsi qu'une i["fraude massive"]i instituée par le pouvoir sur l'île d'Anjouan notamment.
Ecrit par Ludovic Grondin – le lundi 27 décembre 2010 à 07H00

384.358 électeurs très exactement étaient appelés aux urnes en cette journée de dimanche pour désigner le futur président des trois îles Comoriennes. Une élection qui doit désigner un successeur au président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi qui avait prolongé son bail de quelques mois. L’élection présidentielle aurait du avoir lieu en mai dernier.

Saïd Larifou a estimé, hier après-midi, au sortir de la clôture des votes que des fraudes massives avaient eu lieu. "Nous sommes en train de rassembler toutes les preuves pour écrire à la Cour constitutionnelle, à la Commission électorale et aux observateurs internationaux", a expliqué l’opposant et avocat.

L’île d’Anjouan montrée du doigt

Celui-ci a évoqué la piste de "bulletins volés, d’assesseurs de l’opposition interdits de tenir des bureaux et enfin d’urnes bourrées", et ce dans plusieurs localités de l’île d’Anjouan.

Une fraude facilitée par le fait que les deux candidats en lice pour le poste de gouverneur appartiennent au camp Sambi, ce qui n’est pas le cas à la Grande Comore comme à Mohéli où l'opposition présente son candidat.

Le mode d’élection présidentielle tournante entre les trois îles, verra, pour la première fois un candidat issu de l’île de Mohéli occuper le poste suprême. Mais cette journée d’élection présidentielle était également l’occasion de désigner les gouverneurs des trois îles, élection toute aussi importante selon la constitution de l’archipel.

L’attente des résultats avant un possible recours

Malgré les fraudes évoquées par la Commission électorale suite au premier tour du 7 novembre dernier et les mesures prises pour qu’elles ne se reproduisent plus, l’opposition n’a, elle, pas tardé pour s’en convaincre.

Au cours de sa conférence de presse hier après-midi, Saïd Larifou s’est dit prêt à recourir à une demande "d'annulation des élections". Les premières estimations des deux élections sont, elles, attendues dans les heures qui viennent. Pour la succession de Sambi, le candidat Ikililou Dhoinine, de la mouvance présidentielle, était donné favori.

 

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