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Les indépendantistes réunionnais étaient à Alger pour dénoncer "l'occupation française"

Les partis indépendantistes réunionnais représentés par leurs leaders, Bernard Grondin (LPLP) et Aniel Boyer (Nasion Rénioné), étaient à la 8ème Conférence Mondiale Ouverte de l'Entente Internationale des Travailleurs et des Peuples contre la guerre et l'exploitation à Alger les 27, 28 et 29 novembre. Dans un communiqué commun, ils expliquent les valeurs qu'ils ont défendu sur place. Voici le communiqué (en pièce jointe, le discours de Bernard Grondin et la déclaration finale).
Ecrit par zinfos974 – le mardi 14 décembre 2010 à 15H43


8ème Conférence Mondiale Ouverte de l'Entente Internationale des Travailleurs et des Peuples contre la guerre et l'exploitation

A l'invitation du Parti des Travailleurs d'Algérie (PTA) et de l'Union Générale des Travailleurs Algériens (UGTA) des délégations venues de près de 60 pays ont participé les 27, 28 et 29 novembre 2010 à la 8ème Conférence Mondiale Ouverte de l'Entente Internationale des Travailleurs et des Peuples contre la guerre et l'exploitation, à Zéralda (à l'Ouest d'Alger) en Algérie.

La Délégation de La Réunion composée de Bernard Grondin (LPLP) et de Aniel Boyer (Nasion Rénioné) était mandatée  par un collectif de mouvements anticolonialiste, indépendantiste et nationaliste.
Bernard Grondin, Porte-parole du LPLP (Lorganizasion Popilèr po Libèr nout Péi), est intervenu à la tribune devant les 400 délégués présents, pour dénoncer la situation coloniale de notre pays.

Lors de son intervention il a tenu à rappeler que "La Réunion faisait partie de ces territoires oubliés  du processus de décolonisation des pays d'Afrique francophone et qu'en mars 1946, par un tour de passe-passe, elle est passée officiellement du statut de colonie à celui de Département français d'Outre Mer, au mépris des lois internationales et du droit des peuples à l'autodétermination".

Il a rappelé également "qu'au lendemain de la seconde guerre mondiale, l'Assemblée Constituante française n'avait aucun mandat pour décider de l'avenir de l'île et qu'à aucun moment dans leur histoire les réunionnais n'ont été consultés sur leur avenir".

Bernard Grondin a poursuivi en réaffirmant que "l'île peuplée depuis 1663 et colonisée depuis 1665, était toujours inscrite dans la liste des pays d'Afrique à décoloniser, des pays sous occupation étrangère, en l'occurrence, sous occupation française", en faisant référence au dernier document stratégique de l'Union Africaine.

L'un des moments importants de cette conférence, la rencontre entre les délégations de Martinique, de Guadeloupe et de La Réunion. La décision a été prise d'organiser une convention des dernières colonies françaises à Paris, dans le courant du 1er semestre 2011.

Autre temps fort, la rencontre avec la délégation palestinenne. Les délégués de La Réunion ont renouvelé le soutien du peuple réunionnais et des nationalistes réunionnais, à la cause palestinienne pour une Palestine libre et indépendante.

La présence de La Réunion a été saluée par de très nombreuses délégations d'Afrique et d'Amérique du Sud, l'occasion d'établir des contacts. La première participation de notre pays à cette Conférence Mondiale Ouverte (CMO) remonte au 4 janvier 1991 à Barcelone (Espagne), La Réunion avait été à l'époque représentée par Serge Sinamalé (MIR).

La Conférence s'est terminée par un appel solennel à soutenir la résistance palestinienne et la publication d'une déclaration finale reprenant les principaux points abordés par les différents intervenants à la tribune.

 

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