Penchard installe le commissaire endogène de la Guyane

La création de commissaires au développement endogène avait été actée lors du Conseil interministériel de l’Outre-mer (CIOM) de novembre 2009 qui a traduit en mesures concrètes les demandes issues des Etats généraux de l’Outre-mer qui avaient eu lieu toute au long de l'année dernière.
La ministre de l’Outre-Mer, Marie-Luce Penchard, a estimé lundi à Cayenne que le commissaire au développement endogène qu’elle vient d’installer doit-être "un facilitateur pour renforcer la capacité de la Guyane à produire et à promouvoir le territoire auprès des investisseurs étrangers".
Un spécialiste du soutien aux entreprises
La Guyane avait mis en avant le thème du "développement économique endogène" de son territoire lors de ces Etats généraux. Pour la ministre, ce développement passe "par l’insertion de la Guyane dans son environnement régional".
Christian Claudon, 62 ans, économiste spécialiste du soutien aux entreprises notamment dans les zones en développement, occupera ce poste à Cayenne.
Il disposera d’un budget de 100.000 euros annuel pour mener sa mission, selon une source administrative.
Se tourner vers la zone
La ministre compte sur ce commissaire et son expérience internationale pour faire émerger un "marché du plateau des Guyanes" entre l’Etat d’Amapa (nord du Brésil), le Surinam, la Guyana et la Guyane française. Selon Marie-Luce Penchard, l’avenir de la Guyane "est surtout de se tourner vers les marchés voisins pour leur vendre des savoirs-faire à haute valeur ajoutée".
Elle a par ailleurs cité en exemple l’entreprise Guyacom, qui projette une liaison internet haut débit terrestre entre Cayenne et Macapa (région Amapa), seul État brésilien dépourvu de cette technologie du fait de la barrière physique du fleuve Amazone.
20% de chômeurs en Guyane
Les échanges économiques formels avec les pays du plateau des Guyane sont actuellement quasi-inexistants. En 2008, le Brésil, plus gros client de la Guyane dans la zone, ne représentait que 0,7 % (source INSEE) des exportations de ce DOM de 230.000 habitants touché par un taux de chômage de 20%. La France métropolitaine reste le principal client et le premier fournisseur de la Guyane avec 45,6 % de ses importations et 38,7% de ses exportations.



