Jean-Jacques Vlody : "L'eau potable n'est pas une réalité au Tampon"

"L'eau courante n'est pas une réalité quotidienne au Tampon"
L'opposant socialiste qu'il est ne comprend toujours pas pourquoi l'eau est si rare dans certains secteurs de la commune. "Qu'est devenue la priorité n°1 de l'actuelle équipe qui était de faire de la problématique de l'eau potable sa priorité sur cette mandature ?", s'interroge Jean-Jacques Vlody. Résidant au Tampon, il avoue rencontrer lui même des difficultés comme le 6 novembre dernier, date à laquelle "l'eau a été coupée du samedi à 15 heures au dimanche à 9 heures". Ces difficultés, elles concerneraient près de 60% du territoire communal selon le conseiller municipal qui évoque des coupures récurrentes et préoccupantes. "L'eau potable n'est pas une réalité au Tampon au moment où je vous parle. Nous ne sommes plus dans les années 70", poursuit celui qui considère que l'origine de ces phénomènes relève des différentes politiques municipales, des années 80 à aujourd'hui.
"Actuellement, moins de 10 millions d'euros ont été investis depuis 2008 concernant le réseau et la distribution d'eau, ce qui ne correspond pas aux 120 millions d'euros promis sur six ans dans ce domaine", précise l'élu, qui dénonce également les problèmes rencontrés par les agriculteurs à travers l'unique retenue collinaire des Herbes blanche. "Il y a d'importantes perditions de la ressource en raison de la vétusté des réseaux sans oublier la non-sécurisation du captage des Hirondelles et du Bras de la Plaine qui entraîne des coupures aux premières fortes pluies. Et pourtant, la municipalité veut faire porter à la sécheresse son incompétence", dénonce l'élu de l'opposition qui propose ses solutions.
Quelles solutions pour l'opposition ?
Premier point retenu par Jean-Jacques Vlody, la sécurisation et la rénovation de l'ensemble des réseaux de distribution jusqu'aux foyers tamponnais. Prenant en considération le transfert de la compétence eau à la Ca Sud depuis le 1er janvier 2009, le leader de l'opposition propose à la commune de ne plus faire cavalière seule. "Il devient urgent de renforcer les capacités de stockage, de diversifier l'approvisionnement et ne pas remettre en cause l'approvisionnement des autres communes comme Petite-Île, pourtant membre du syndicat mixte des Hirondelles", indique Jean-Jacques Vlody. Pour ce faire, la commune a plusieurs possibilités de partenariat, à commencer par la Saphir qui pourrait gérer l'approvisionnement en eau de la partie basse de la ville, explique le conseiller municipal.
Vice-président délégué à l'agriculture au Département, Jean-Jacques Vlody a mis sur la table un dossier qui pourrait contribuer à mettre un terme aux problèmes de distribution d'eau. Un dossier dédié à l'irrigation agricole des Bas du Tampon et des Hauts de Saint-Pierre. "Nous comptons mettre en pompage trois nouveaux puits à Ligne Paradis, Ravine des Cabris et Trois Mares, ce qui débouchera sur l'irrigation de 250 hectares de surface agricole et qui va fournir 5 millions de m3 d'eau potable d'ici 2013 à 30.000 habitants", le tout grâce à 10 millions d'euros d'investissement. Problème, pour atteindre l'assurance d'une distribution sans failles, seul un partenariat acté entre la municipalité et le Département permettra d'y parvenir. Pour y arriver, le Tampon devra laisser tomber la source Edgar Avril, jugée inadaptée à l'approvisionnement (écouter l'audio) et jouer collectif.



