Entrer à l’université n’a jamais coûté aussi cher à La Réunion

“Le gouvernement s’en prend à la poche des étudiants, en effet, la CVEC (Contribution à la vie étudiante et de campus, ndlr) augmente de 5 euros. Cette taxe, calquée sur le taux d’inflation, marque le désengagement de l'État sur la vie étudiante”, tacle d’emblée l’Unef, pour cette rentrée universitaire 2023. Ainsi, selon les calculs de l’organisation syndicale, le coût de la vie étudiante a augmenté de plus de 25% depuis qu’Emmanuel Macron est président.
L’augmentation des bourses reste marginale, avec une augmentation “entre 6 % et 34 %. Nous allons avoir 35.000 boursiers supplémentaires et 30 euros de plus seront versés aux étudiants ultramarins. S’agissant du nombre de boursiers, il faut bien réaliser que ce chiffre de 35.000 n’a que pour effet de masquer la chute de 73.000 étudiants boursiers entre 2020 et 2022”, note l’Unef.

Le logement étudiant, le nerf de la guerre
Le constat est sans appel sur le logement étudiant, l’un des principaux postes de dépenses pour les jeunes. Près de 45% des étudiants sont toujours chez leurs parents, faute d’avoir un logement au Crous. “En 2018, Emmanuel Macron annonçait la construction de 60.000 nouveaux logements d’ici la fin de son mandat en 2022. Non seulement on n’en compte que 5,11 % à la rentrée 2023 mais en plus à La Réunion nous attendons encore les 300 logements sur le campus du Moufia”, poursuit l’Unef.
Enfin, l’accès aux soins reste un angle mort de la politique envers les étudiants. Comme de nombreux publics précaires, les jeunes renoncent de plus en plus à se faire soigner à cause des coûts. “Ce sont 38% des étudiants renoncent à des soins médicaux faute de temps ou de moyens”.


