Titularisations massives à la mairie de Saint-Louis: Juliana M'Doihoma essuie un nouveau revers

Le jugement de la cour d'appel de Bordeaux était très attendu. Une décision aux lourdes conséquences d'un côté comme de l'autre de la balance. 150 contrats ont été signés avant les élections de 2020 à Saint-Louis. 139 titularisations étaient entachées d'illégalité, selon le signalement de la préfecture. Sur cette base, Juliana M'Doihoma à son arrivée au pouvoir avait retiré ces actes de titularisation et cédéisation. Chaque cas porté devant la justice est examiné et les décisions délivrées par salves.
"La ville attend de prendre connaissance et d’analyser le jugement et les arguments avancés par les Juges de Bordeaux avant de se prononcer sur la suite à donner en termes de pourvoi en cassation (devant le Conseil d'Etat)", a réagi sur sa page Facebook la maire de Saint-Louis en apprenant ce mardi le fond des délibérés.
Les procédures lancées en référé sont, dans la très grande majorité des cas, allées dans le sens du plan de l'ancienne mandature. En novembre 2020, la cour d'appel de Bordeaux avait ainsi ordonné l'annulation de l'ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de La Réunion de décembre 2019 suspendant la délibération du plan cadre de titularisation de 565 postes à temps non-complet voulu par Patrick Malet.
De nouvelles titularisations et cédéisations à plus de 600.000 euros par an
"La maire a utilisé tous les arguments possibles pour essayer de jeter à la rue des dizaines de salariés pères et mères de famille", avait commenté le syndicat SAFPTR en soutien aux employés de Saint-Louis.
Le volet pénal de cette affaire de titularisations massives est toujours en cours, rappelle encore la maire de Saint-Louis dans sa publication du jour. Des auditions ont été menées à la suite des perquisitions survenues en mars 2022 après qu'une plainte avait été déposée par la mairie pour achats de voix.


