Quand Maurice fait appel à des travailleurs étrangers


Fondée en 1950, la MCAF regroupe environ 14.000 petits planteurs et a pour objectif de défendre les intérêts des planteurs.
La semaine dernière, la MCAF a remis son mémoire au ministère des finances qui prépare son budget 2011.
Dans ce mémoire, la fédération affirme qu'elle ne dispose pas d’une "main d’oeuvre accessible pour la récolte et le transport de la canne vers les usines. Le coût serait onéreux". Ce mémoire finit par demander l’autorisation du gouvernement pour en recruter à l’étranger.
En attendant la mécanisation de 15.000 hectares d’ici 2015
Ce fait n'est pas nouveau à l'île Maurice, puisque d’autres secteurs de l’économie sont concernés, comme le textile ou encore le manufacturier.
Une pénurie confirmée par BDO, firme d’experts-comptables, dans son rapport révisant la réforme de l’industrie sucrière. Le rapport précise : "La pénurie de main-d’oeuvre est aiguë et devrait se détériorer dans le futur". Enfin, pour pallier à cette rareté, ce rapport préconise la mécanisation de 15.000 hectares de cannes appartenant aux petits et moyens planteurs d’ici 2015.
Ces petits planteurs contribuent aujourd'hui à hauteur de 18 à 20 % de la production annuelle dans l'île sœur, soit 90.000 tonnes cette année.


