Vidéos - L'Etat s'engage à renforcer la protection marine de La Réunion

"On est face à une urgence écologique à cause de l'accélération du dérèglement climatique. On doit agir. On s'est fixé un objectif de protéger 30% des aires marines sur terre et 30% des aires marines en mer", annonce Hervé Berville. "Dans le Fonds vert, il y a 150 millions d'euros qui sont dédiés à la protection de la biodiversité marine. Des actions seront engagées partout sur le territoire pour accélérer, renforcer la protection. Cela doit se faire en lien avec les collectivités", déclare-t-il. Le secrétaire d'Etat chargé de la Mer appelle aussi au maximum de sensibilisation des habitants et des touristes.
Le secrétaire d'Etat chargé de la Mer explique que des efforts doivent encore être réalisés et ne veut pas s'avancer sur une date de reprise totale des activités nautiques.
"Il y a une priorité du maire, des collectivités locales, de la Région, du Département et de l'Etat, c'est la sécurité. On ne peut pas mettre en danger la vie des Réunionnaises et des Réunionnais. On était en discussion avec le président de la Ligue de Surf, ce sont des passionnés et évidemment que tout le monde a envie de prendre la mer, mais on doit prendre la mer en sécurité", assure-t-il.
"On doit soutenir nos pêcheurs côtiers. Ils ne détruisent pas la nature, ils participent à la souveraineté alimentaire de notre pays, à l'activité économique de notre territoire. Mais il faut regarder comment on peut améliorer les activités et c'est ce qu'on a vu hier avec le Comité des pêches. Il y a des endroits qui ont des pertes de biodiversité, il va falloir faire en sorte de réguler. Les pêcheurs, je les ai vus hier, ils me disent qu'ils ont envie de travailler pour les prochaines générations", déclare Hervé Berville.
Hervé Berville n'a pas souhaité commenter le projet de création d'une compagnie de fret maritime régionale. "On regarde ça de manière bienveillante, mais c'est une décision régionale. Il n'y a pas à attendre l'Etat pour les initiatives économiques. Je crois que cela relève de la compétence de la Région et il faut laisser les initiatives locales vivre", lance-t-il.


