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Lebreton et Fruteau contre le système "Woerth-Sarkozy"

A l'occasion d'une réunion ce dimanche dans le Sud, les député-maires socialistes Patrick Lebreton et Jean-Claude Fruteau ont mis en lumière l'agenda politique des prochaines semaines. Entre, manifestations, réforme des retraites et système "Woerth-Sarkozy", les deux hommes n'ont rien laissé passer. Explications.
Ecrit par zinfos974 – le lundi 6 septembre 2010 à 07H35

A 48 heures des manifestations relatives au dossier des retraites et à l'examen de ce dernier sur les bancs du Palais Bourbon, Patrick Lebreton et Jean-Claude Fruteau se sont réunis à Saint-Pierre afin de présenter leurs positions politiques en la matière. Le député-maire de Saint-Benoit devant se rendre à l'Assemblée nationale tandis que l'élu du Sud sauvage a d'ores et déjà acté sa participation au mouvement qui se déroulera ce mardi dans le département.

"Je porterai la voix, à l'Assemblée nationale"

Aux côtés de son homologue de la 4ème circonscription, Jean-Claude Fruteau a lancé les débats sur la "réforme des retraites" dans le cadre de la convocation du Parlement en session extraordinaire. Une réforme que l'élu pointe du doigt. "Pour toucher une retraite à taux plein, les pensionnées devront attendre l'âge de 67 ans, soit deux ans de plus qu'actuellement. C'est un recul qui poussera dans la précarité beaucoup de réunionnais" soulignait hier le député de l'Est. Cela fait autant de Réunionnais incapables de percevoir, avant 67 ans, la totalité de leur pension, déjà trop faible" poursuit le parlementaire qui a rappelé que les salariés de la classe moyenne financeront de 80 à 90% cette réforme. Une injustice selon le député-maire qui dénonce sur ce point la non-contribution des "stock-options et des bonus" avant de rapprocher le dossier au "social façon Sarkozy".

Une manifestation de "salubrité sociale"

De son côté, Patrick Lebreton ne s'est pas envolé pour la capitale ce dimanche soir. Ce qui n'a pas empêché le maire de Saint-Joseph de souligner la "complémentarité" des actions qu'il a mis en place avec Jean-Claude Fruteau. En effet, si le premier a annoncé sa présence dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, le second entrera symboliquement dans la danse des manifestations sociales du 7 septembre, ce mardi.

"Nous députés socialistes, serons sur tous les fronts, la semaine prochaine, à l'Assemblée, comme dans la rue pour dire non à l'injustice et à l'arrogance de Nicolas Sarkozy" communiquait l'élu selon lequel, "le chef de l'Etat reste aveugle et sourd" aux oppositions de la rue et des syndicats face au dossier des retraites. Un dossier sur lequel François Mitterrand avait réalisé une "avancée sociale" lors de sa mandature, estime les deux élus.

Pour une prise en compte de la pénibilité du travail

Mélangeant les genres entre retraites et affaires Woerth, Patrick Lebreton a appuyé l'importance d'une mobilisation de la rue. "Le ministre du travail, (...), qui ne cessait de crier au complot et à la persécution, qui se disait victime d'une "lapidation" médiatique, à finalement été ris en flagrant délit de mensonge" lance le député du Sud. Lequel dénoncé la gestion du dossier des retraites par un seul homme, Eric Woerth.

Manquaient encore à l'appel les solutions préconisées par les deux député-maires socialistes sur l'épineux dossier. "Nous, socialistes, pour conforter le niveau des pensions, nous plaidons pour une mise à contribution du capital. Nous voulons améliorer l'accès à l'emploi des séniors. Nous voulons une prise en compte de la pénibilité du travail et une revalorisation des petites retraites" précise Jean-Claude Fruteau qui a rappelé l'importance du maintien de l'âge de départ à ma retraite à 60 ans, le tout à travers le dialogue et un point avec les partenaires sociaux tous les cinq ans, "avec une remise à plat à l'horizon 2025".

 

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