Veolia, élu pour bâtir la station du Grand Prado

Sous la menace de pénalités européennes si le projet de station d'épuration prenait du retard, la Cinor ne se démonte pas. Bien au contraire, c'est un projet ultra moderne que la collectivité propose au point de devenir la plus importante station d'épuration de l'île. Et tant qu'à être la dernière grande station de France en contentieux européen, autant prendre de l'avance en faisant de la station un outil de développement durable (projet Haute Qualité Environnementale, traitement des eaux de niveau"rejet en zone sensible", réduction des nuisances sonores et olfactives et des consommations énergétiques...)
Le 25 mai, dans les temps donc, le contrat de concession (construction et exploitation pendant vingt ans) a été attribué à Veolia eau. Le groupement d'entreprises a su se démarquer face à trois autres concurrents en s'engageant fermement à apporter 12 millions d'euros de subventions en soutien des 22 millions d'euros de la Cinor. Pour le reste, "ça fait 18 mois que j'attends, je reste optimiste", s'exclame la présidente de la Cinor, Ericka Bareigts, qui a lancé, hier, un appel fort à l'intercommunalité afin que d'autres subventions arrivent. "Nous avons pris des risques assumés et responsables. J'ai eu beaucoup de soutien mais à ce stade du dossier, il nous faut des engagements financiers", a-t-elle souligné.
Et moins il y aura de subventions, plus les impôts seront douloureux...La facture des ménages devrait doubler d’ici 2013, le prix du m3 se rapprochant nettement de celui pratiqué en métropole soit en moyenne 3 euros/m3. Selon les services de la Cinor, et si le montant des subventions restait en l'état, pour une consommation annuelle de 210 m3, la facture d’un ménage (trois personnes) passera de “300 euros à entre 500 et 600 euros”.
Afin de ne pas subir les foudres de l'Europe, et pour pouvoir stopper la paralysie des permis de construire, la date de mise en service du projet a pu être fixée à avril 2013.


