Joël Personné et Christophe Rat, anciens directeurs à la Semader, comdamnés pour favoritisme

Le 11 octobre dernier, ils se sont tenus à la barre du tribunal correctionnel de St-Pierre, poursuivis pour ne pas avoir respecté le code des marchés publics. Les faits remontent à novembre 2016, et courant sur 8 mois. À cette époque le bailleur social traverse des difficultés financières, accompagnées de troubles sociaux.
Afin d'assurer la branche développement de la SEM, le directeur général Joël Personné embauche Christophe Rat. En proie aux subtilités managériales, à bout, ce dernier veut finalement jeter l'éponge et démissionner. Mais son directeur général le convainc de rester en lui proposant une mission d'assitance à maîtrise d'ouvrage : il n'est plus salarié de la Semader mais assure ses missions nécessaires, plaideront leur défense, de suivi des opérations en cours à travers la société Bambouneem, créée et gérée par Christophe Rat.
C'est un délégué de la CFDT de la Semader qui a donné l'alerte. Le contrat entre les deux parties a été passé sans mise en concurrence. 50.000 euros d'amende dont 25.000 de sursis avaient été requis par le parquet, avait relaté le JIR.
Tous deux écopent finalement de 10.000 euros d'amende entièrement assortis de sursis pour avoir été reconnus coupables uniquement de favoritisme et de recel de favoritisme. Christophe Rat a également été condamné à deux ans d'inéligibilité. Reconnue partie civile, la Semader a en revanche été déboutée de ses demandes de préjudice.


