Cyrille Melchior pose ses conditions à l'Etat avant d'ouvrir le portefeuille

Les élus du Département ont voté ce mercredi matin le budget supplémentaire de la collectivité, d’abord pour reprendre le résultat de l’exercice 2017, qui sont de bons résultats budgétaires selon le président Cyrille Melchior, mais aussi pour poursuivre une politique volontariste d’aide aux plus démunis, notamment pour l’aide à l’habitat.
Mais l’essentiel de la matinée était consacrée à l’enjeu du bras de fer entre l’Etat et le Département. Ça coince entre les deux institutions sur le fameux contrat de confiance qui impose à toutes les collectivités de France de participer à un effort de redressement des finances de l’Etat. Le président du Conseil départemental a fait voter ce matin une motion en ce sens.
"Nous avons fait beaucoup d’efforts d’économies"
"Au Département de La Réunion, depuis 3, 4 ans, nous avons fait beaucoup d’efforts d’économies, de 30 à 40 millions d'euros d’économies et on nous demande encore un effort de 40 millions d’euros. C’est là que je dis que c’est insupportable. Car le Département a en charge le social. Et le social c’est quand même des dépenses de fonctionnement, c’est aussi venir en aide aux plus démunis, en aide à nos gramounes, à nos séniors. Je dis non à l’Etat sauf si vous tenez compte de notre mouture. On est en négociations", a affirmé Cyrille Melchior au cours de cette séance plénière vite expédiée avant la commission permanente peu avant midi.
Samuel Irlepenne sur place


