L’élection de Céline Sitouze à Sainte-Marie devrait être validée, les griefs de Grégoire Cordeboeuf considérés comme irrecevables

Lors de l’audience du tribunal administratif de ce vendredi, le rapporteur public a soulevé l’irrecevabilité des griefs de Grégoire Cordeboeuf. L’ancien colistier de Richard Nirlo, dont la protestation électorale reposait sur le déroulement de la campagne lors du premier tour, et non sur le second, n’a pas déposé sa requête dans les délais.
Le suspense, s’il y en avait réellement un, a été de courte durée, ce vendredi 9 octobre, lors de l’audience du tribunal administratif portant sur le contentieux électoral des municipales à Sainte-Marie. D’emblée, le rapporteur public a indiqué qu’il considérait comme irrecevables les griefs présentés par Grégoire Cordeboeuf, 13e sur la liste du candidat et maire sortant Richard Nirlo, battu par Céline Sitouze au soir du second tour le 22 mars dernier.
Et pour cause : Grégoire Cordeboeuf a formé sa protestation électorale sur les résultats du premier tour, et non sur le second, en partant du principe que l’écart de voix moins favorable à Céline Sitouze jouerait en sa faveur. Un mauvais calcul, puisque le rapporteur public a indiqué que s’il avait voulu contester les résultats du premier tour, Grégoire Cordeboeuf aurait dû former sa requête dans les cinq jours suivant ce scrutin, et non dans les cinq jours suivant le second tour.
Le rapporteur public a toutefois consenti à « purger le litige au fond », décortiquant un à un les griefs du requérant afin de présenter son analyse du dossier dans le cas de figure où les magistrats les considéreraient, pour leur part, comme recevables dans leur jugement attendu la semaine prochaine.
Aucune irrégularité retenue contre Céline Sitouze
Mais même en tenant compte de cette hypothèse peu probable, la protestation électorale a peu de chances d'aboutir. Le rapporteur public a en effet estimé qu’aucune des irrégularités avancées par le requérant ne pouvait être retenue, prononçant le rejet de sa requête. Au grief de Grégoire Cordeboeuf selon lequel Céline Sitouze était venue faire campagne dans les services techniques de la mairie de Sainte-Marie, le rapporteur public a rappelé que rien n’interdisait à un candidat de se présenter dans les services publics pour distribuer des tracts « qui n’excèdent pas la limite de la polémique électorale ».
Concernant les griefs sur les posts Facebook de la candidate de la majorité régionale, le rapporteur public a souligné que Céline Sitouze était fondée à faire le bilan de son mandat de conseillère régionale, et que rien n’empêchait qu’elle se prévale du soutien de la présidente de Région Huguette Bello.
La décision du tribunal administratif sera rendue le 16 octobre.


