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La ville de St-Denis répond au mécontentement sur la démolition de la prison J. Dodu

Le bras de fer ne fait que commencer entre la mairie et les associations qui se prononcent contre la démolition de la prison Juliette Dodu.
Ecrit par zinfos974 – le mercredi 27 décembre 2017 à 18H13

Alors que la mairie de Saint-Denis dispose d’un permis de démolir depuis le 24 juillet, l’ancienne prison Juliette Dodu fait encore parler d’elle puisque l’association « Kartyé Libre Mémoire et Patrimoine Océan Indien » s’y oppose. Elle a réuni autour d’elle, ce mercredi, plusieurs ténors dont le député Jean-Hugues Ratenon, l’élue chargée de la culture au Conseil régional Aline Murin-Hoarau ou encore Richel Sacri, représentant du Conseil Représentatif des Français en Outre-mer (CREFOM), ainsi que la presse.

Ils ont annoncé, accompagnée de Me Saubert, que l’association a déposé une requête devant le tribunal administratif ainsi qu’un référé suspension afin d’éviter la démolition et « son caractère irréversible ». Le député met en avant l’aspect destructeur de la mémoire et la « volonté du système de vouloir tout effacer ». 

La mairie n’a pas tardé à répondre à ses détracteurs en publiant un communiqué ce mercredi après-midi. 
 
« Pour mémoire, ce terrain appartient à l'Etat qui a lancé un appel à projets en 2013 pour le valoriser.  La Shlmr a été retenue pour un projet comportant 45 logements LLS, bureaux, commerces, et une salle d’exposition à caractère mémoriel », rappelle la mairie de Saint-Denis.
 
« Nous instruirons la demande de permis de construire et de démolir dans le respect des règles d’urbanisme, notamment le PLU.  Nous veillerons à l’aspect de préservation historique du site dans le respect de notre adhésion au Label Ville d’Art et d’Histoire. Dans le cadre de la préservation de la mémoire, nous sommes nous-mêmes très impliqués.  Nous organisons chaque année la commémoration du 20 décembre, nous avons érigé une stèle en la mémoire de deux esclaves Géréon et Jasmin en lien avec le Comité Eli et Sudel Fuma.  Au cimetière de l’Est nous avons mis en place une signalétique des tombes, dont celle notamment de Toinette seule esclave affranchie dont on connaisse la tombe à Saint-Denis. Le mois de décembre est ponctué de différentes manifestations dans les quartiers mais également du festival de films documentaires, les Révoltés de l’Histoire, films ayant pour thème l’esclavage. Enfin la Ville travaille à obtenir le Label, « Route de l’esclave » délivré par l’UNESCO », se défend la municipalité.

 

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