Coopération franco-malgache : François Hollande met l’accent sur l’insécurité

François Hollande est arrivé ce matin à Antananarivo (Madagascar) pour assister au 16ème sommet de la Francophonie. Après la cérémonie d’ouverture, le président français a tenu un point de presse avec son homologue malgache Hery Rajaonarimampianina. Le chef de l’Etat a de ce fait évoqué les quelques points concernant la coopération franco-malgache. Il a cependant mis l’accent sur la question de la sécurité. Notamment après les assassinats dans de conditions atroces de ressortissants français à Madagascar ces dernières années.
D’après François Hollande, les 20.000 français et franco-malgaches qui vivent dans la Grande ile sont anxieux pour leur sécurité ces derniers temps. Ils sont également plus de 100.000 Malgaches à vivre en France, l’amitié qui lie les deux pays est de ce fait profonde, d’où l’importance de résoudre l’insécurité.
"Madagascar attire également la venue de beaucoup de touristes tombés sous le charme de ce magnifique pays. Ils sont cependant inquiets pour leur sécurité. Il faut travailler pour résoudre cette question sur la sécurité. La France va solliciter les bailleurs pour soutenir Madagascar" a déclaré François Hollande.
Échanges
A noter que François Hollande est le président français venu à Madagascar depuis l’époque de Jacques Chirac. Il n’a cependant pas manqué de féliciter Madagascar pour ce défi d’accueillir le sommet de la Francophonie. Une première fois depuis son indépendance en 1960, Madagascar a enfin réussi à recevoir une réunion de cette importance, a précisé le président français.
Le président français n’avait pas également manqué d’évoquer d’autres sujets concernant la coopération franco-malgache. Entre autres, l’urgence de lutter contre la radicalisation, le respect de l’ordre constitutionnel et de la démocratie sans oublier les élections transparentes, ainsi que la lutte contre le réchauffement climatique.
Par conséquent, François Hollande a mis l’accent sur les échanges d’expériences, la solidarité, le soutien de la France, mais surtout de son rôle de facilitateur auprès des bailleurs pour obtenir les aides destinées à Madagascar.



