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Attention à ce que les grévistes d'Air Austral ne se tirent pas une balle dans le pied...

Ecrit par zinfos974 – le mercredi 27 janvier 2016 à 16H28

Déclencher une grève est une décision excessivement grave, susceptible de mettre en danger la vie d'une entreprise, et cette arme ne doit être utilisée qu'en ultime recours, quand toutes les tentatives de conciliation ont échoué.

Quand on retrace les négociations qui se sont déroulées lundi et mardi à Air Austral, tant au travers du [communiqué de la direction]urlblank:http://www.zinfos974.com/Air-Austral-La-direction-indignee-par-le-jusqu-au-boutisme-du-syndicat-se-prepare-a-la-greve_a96900.html que de [celui du SNPL]urlblank:http://www.zinfos974.com/Air-Austral-Fin-des-negociations-la-greve-est-maintenue_a96876.html , il apparait que les deux parties étaient sur le point de parvenir à un accord à l'issue d'une négociation marathon qui aura duré 16 heures. Un projet d’accord avait même été rédigé à l'issue de la réunion d'hier et le SNPL avait juste souhaité le soumettre à sa base avant de se prononcer.

Or, "deux heures seulement après la fin de cette rencontre, nous apprend la direction, le syndicat et son délégué retournent leur veste et adoptent une attitude contraire : ils dénoncent dans un message adressé à leurs adhérents un accord qu’ils jugent maintenant inacceptable".

Pour Marie-Joseph Malé, l'explication en est simple : le véritable motif de la grève n'a rien à voir avec la défense des intérêts des salariés de la compagnie, au premier rang desquels les pilotes, mais était essentiellement d'obtenir l'annulation de l'avertissement infligé à Vivien Rousseau, le délégué syndical SNPL, qui avait envoyé [un texto rempli de menaces à son supérieur hiérarchique, le soir du réveillon du Nouvel An]urlblank:http://www.zinfos974.com/Les-dessous-de-la-greve-a-Air-Austral_a96744.html .

Ce faisant, le SNPL et tous les grévistes qui le suivront, doivent être conscients qu'ils font courir un très grave danger à leur compagnie. Ils vont d'abord occasionner des pertes importantes à Air Austral qui va devoir assurer, quoi qu'il lui coûte, le transport de ses passagers malgré la grève, alors que la compagnie est dans une situation financière très fragile. Et qu'elle ne doit d'exister aujourd'hui encore que parce que les contribuables réunionnais ont mis la main à la poche, et pas qu'un peu, pour la sauver.

Mais surtout, pensez-vous qu'une grève pour des motifs aussi futiles soit de nature à encourager le groupe Goulamaly à investir des millions d'euros dans une entreprise, où l'on se met en grève pour un oui ou pour un non?

Enfin, l'ensemble de la classe politique a fait front jusqu'à présent pour protéger Air Austral et ses 1.000 emplois, quitte à mettre des bâtons dans les roues des compagnies comme Emirates ou Qatar Airways qui souhaitaient desservir la Réunion, mais dont on savait que la venue signifierait automatiquement la mort de notre compagnie régionale. Une attitude irresponsable des syndicats pourrait bien les amener à revoir leur position...

A trop vouloir singer les pires travers du SNPL à Air France, attention à ce que nos syndicalistes pays ne se tirent une balle dans le pied : qu'ils détournent dans un premier temps les passagers d'Air Austral car ces derniers en auront assez d'être victimes de grèves à répétition, et qu'ils n'incitent les politiques à ouvrir, enfin, le ciel réunionnais. Pour le plus grand bonheur des passagers et dans l'intérêt de l'économie touristique de notre île. Pour 1.000 emplois de perdus, combien seront créés dans les compagnies concurrentes qui vont s'installer et dans les hôtels et autres acteurs touristiques ?

 

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