Olivier Hoarau réfute toute placardisation d'agents communaux portois

Le maire du Port dément formellement "placardiser" ou muter à tour de bras depuis son élection. Echaudé par des remontées syndicales cégétistes officieuses, Olivier Hoarau rétablit sa vérité, bilan de ses trois mois à l'appui.
"J'apporte un démenti sur le fait que plusieurs employés soient concernés par des mutations", se défend immédiatement Olivier Hoarau. Une seule mutation a effectivement concerné une employée du service environnement "pour nécessité de service", vers le service des écoles, concède-t-il. La personne présente la particularité d'être la fille d'Henri Hippolyte, ex-adjoint et candidat PCR malheureux aux municipales, ce qui ne manquera pas de faire réagir.
Olivier Hoarau fait valoir l'entrée en vigueur de la réforme des rythmes scolaires qui aurait "nécessité un renforcement du service des écoles".
Pour le reste, le jeune maire consolide sa défense face aux rumeurs de "chasse aux sorcières" en affichant sa politique volontariste de "valorisation" du personnel communal. Deux rencontres avec le personnel ont déjà eu lieu depuis le 31 mars. "J'ai déjà signé trois CDI de personnes dont les contrats renouvelables au maximum six ans arrivaient à terme", dit-t-il. Un autre agent a été nommé par ses soins au grade d'ingénieur territorial. "J'ai renouvelé au total 14 personnes", approfondit le maire.
Il ne s'arrête d'ailleurs pas en si bon chemin puisque la place faite aux ressources humaines figure parmi ses priorités: "Nous allons aussi mettre en place des outils permettant aux agents de développer leurs compétences". Le maire fait allusion à la VAE (validation de l'acquis de l'expérience) ou encore à l'aide à la préparation des concours administratifs. Il maintient : il n'est "pas question pour lui de faire des RH, un outil politique".
Pas dupe, Olivier Hoarau concède volontiers qu'il "récupère des agents qui sont forcément ancrés dans un parti". Pas étonnant après 43 ans d'une majorité PCR.
Le cabinet du maire confirme en même temps que le premier magistrat n'a jamais été destinataire d'aucun "signal d'alerte" sur cette présupposée chasse aux sorcières, ce qui renforce son étonnement de voir ce déballage par voie de presse. "Je trouve ça assez lâche", critique le maire. S'il a participé d'ailleurs en début de semaine à la constitution du comité technique paritaire (CTP), Olivier Hoarau répète qu'il est "ouvert au dialogue social".


