5.500 voyageurs bloqués sur l'île, une cellule de crise mise en place

La Préfecture a fait un point de la situation sur les échanges aériens avec l'Europe du Nord en compagnie des représentants des collectivités territoriales, des compagnies aériennes, de l'IRT et de la CCI. Au total, 5.500 personnes sont actuellement retenues sur l'île, soit 2.830 passagers d'Air France, 1.900 d'Air Austral et 700 de Corsair.
Un corridor devrait être ouvert sur les aéroports parisiens dès demain, ce qui devrait permettre aux compagnies de mettre en place des vols additionnels.
Onze associations se sont portées volontaires pour offrir un hébergement, soit plus de 300 lits disponibles. Une cellule de gestion de crise sera mise en place dès 10h demain matin et pourra accueillir une centaine de personnes, en l'occurrence celles qui auront été jugées prioritaires. Elle sera localisée au premier niveau dans la galerie commerciale de l'aéroport de Gillot. Le numéro d'informations est le 0262 48 18 98. Des hôtesses de l'IRT seront disponibles pour répondre aux différentes interrogations des passagers qui attendent de repartir vers l'Europe de Nord. "Depuis vendredi soir nous avons un total de 400 lits qui sont mis à disposition", précise le préfet Michel Lalande.
Un minibus est également mis à disposition des passagers car certains centres d'hébergement sont éloignés. C'est par exemple le cas du centre régional de moringue et de boxe française à Sainte-Suzanne.
"L'actualité évolue positivement mais lentement"
Sur le vol d'Air France qui part demain, les 400 passagers seront choisis en fonction des plus prioritaires. Le vol d'Air Austral qui est parti à 17h30 aujourd'hui concernait les passagers "qui n'ont pas pu partir depuis jeudi soir et vendredi", indique Bernard Brault, chef d'escale. Un vol qui ne concernait que les passagers pour Marseille et Toulouse.
Le préfet Michel Lalande souligne la solidarité des Réunionnais pour avoir hébergé "les naufragés du ciel". Selon lui, "l'actualité évolue positivement mais lentement".
Plusieurs cellules de coordination se tiennent actuellement au niveau européen et où les divers ministres du transport envisagent des dispositions de sortie de crise. "La sortie de crise va prendre plusieurs jours", indique le préfet.
Seule une centaine de personnes en difficulté d'hébergement
Selon la CCI, les passagers qui sont passés par les tours opérateurs ne représentent que 17% du tourisme à la Réunion. Seule une centaine de personnes seraient en difficulté d'hébergement.
Sur le plan sanitaire, il n'y a pas encore de pénurie de stocks pour les deux jours à venir indique l'ARS (Agence régionale de la santé). Le cas échéant, un affrètement sera envisagé au départ d'un aéroport du Sud de la France métropolitaine.
Des négociations sont par ailleurs en cours pour envisager des vols au départ des aéroports de Nice et de la Rochelle.


